« L’éclat de la lumière qu’un être est capable de tirer de soi en se meurtrissant aux silex de la route se mesure à l’épaisseur de la nuit, à la profondeur des abîmes dans lesquels il peut avancer sans sombrer. »
- Les yeux d’ Ézéchiel sont ouverts.
Commencer un article de photographie par le phrasé d’un philosophe Toulousain, étrange phénomène. Ce même écrivain qui dans sa réflexion sur la lumière dénote d’une sorte d’ésotérisme apaisant, provenant certainement de sa volonté de compréhension de l’univers; Qu’il place lui même comme un devoir que l’homme se doit à lui même avant tout autre chose.
Alors c’est là qu’intervient le photographe, celui-ci qui doit dépasser sa propre image pour figer celle que lui offre son regard, dépasser les profondeurs et, détaché au temps, la lumière qu’il perçoit.
Benoit Paillé, photographe québéquois nous offre sa propre vision du paysage en y imposant un carré blanc (symbole de l’ordre) de 1 mètre sur 1 mètre, amenant une luminosité poétique à ses paysages sombres.
« I hate lanscape. So i decide to stage my own vision of lanscape. I create an art light installation for poetic space/time purpose. »

Cet article sera placer sous un signe évolutif : une première présentation très brève du travail de Benoît Pallié sera complétée par une interview et d’autres travaux le mois prochain, car pour le moment notre cher artiste fait partie de l’honorable communauté Rainbow Gathering. Et il sera donc déconnecté ou devrai-je dire « reconnecté » au monde jusqu’à mi-aout.
En attendant d’autre travaux de Benoit :
◊ flickr
Bonus pics’ : »After taking LSD. I lighting up a candel in the middle of the wood and during the 30 seconde of exposure, i make a meditation about the holism of nature surrounding me. Feeling the crystal vibration irradiating from the center of the Gaia mother earth. So in this picture i try to show you the magic,sacred metaphysical quality of the nature and new age bullshiting you. »


















