Français
Bienvenue à vous jeunes fanatiques, la semaine dernière j’étais malade, ivre de fièvre et autres liquides instables, je soignais donc le mal par le mal. Vous aurez donc le droit à deux chroniques de ma part, et je me doute que vous rougissez déjà de plaisir à cette idée. N’en ayez pas honte mes amis ! En ce moment le temps tient plus du printemps que de l’hiver rude, nos hormones se chamboulent et se chamaillent dans un grand feu d’artifice d’endorphine.
Pour cette première chronique j’ai choisi de vous faire découvrir ou redécouvrir le label indépendant Anticon, maison de disque basée à Los Angeles, à contre-courant total avec le rap ricain connu de chacun de nous puisque qu’en plus d‘hybridations éléctroniques et d’une fibre lyricale consciente, le label s’ouvre à des choses qui n’ont plus rien à voir avec le rap -ce qui n’est pas pour nous déplaire- tout en conservant un fil conducteur où se mêlent qualité et abstractions.
C’est donc en 1997/98 que se fondent ce label cher à mon coeur, à l’initiative de huit artistes et non des moindres, j’ai nommé : Alias, Odd Nosdam, Passage, Pedestrian, Sole, Jel, Doseone, Why? et Son Lux. Les types sont fous et hyperactifs et forcément ne se retrouvent pas dans le paysage musical de l’époque, qui oscille entre puristes du hip-hop et rap de merde, comme quoi la musique ça change jamais vraiment. Ces éléctrons libres ivres de projets et dopés à la créativité ne vont donc pas y aller de main morte, au fil du temps de nombreux artistes fluctuent, gravitent et se retrouvent au sein d’Anticon tel que Buck 65, Eyedea & Abilities, Dj Signify, Sixtoo, Slug, Serengeti & Polyphonic, Dosh, Tobacco, Boards of Canada et plus récement : Baths.
Cette effervescence assez incroyable donne naissance à des projets dans le projet, ce qui donne lieu a des collaborations nombreuses et plus que fructueuses pour celles que j’ai pu écouter, je pense notamment à Themselves, Clouddead, 13 & God, Deep Puddle Dynamics, Subtle ou encore Sole and the Skyrider Band. Vous l’aurez compris, tout ce petit monde s’entend trés bien, de l’éléctro-pop au bon vieux rap à l’ancienne et conscient, sans oublier tout ces machins ambiant dont je ne connais pas les noms, tels que la downtempo ou l’abstract hiphop. Cette passion de la musique qui les pousse à créer et à chercher toujours plus loin hors des sentiers battus se ressent d’ailleurs en concert où ça suinte la sincérité de partout et ou il n’est pas difficile de se casser la nuque pour de bon. N’en déplaise aux puristes mais le soir où j’ai vu Themselves en concert, c’était plus hiphop que le hiphop. Ces mecs là sont bons dans s’qu’ils font et généreux hors de la scène, que demander de plus ?
Malheureusement ces artistes manquent de visibilité, du fait qu’aucune case ne leurs correspondent et que leurs interet se situent à un niveau autrement plus élevé que la simple réussite, sans parler du fait qu’une bande de créatifs barrés et inclassables n’est pas vraiment bankable. Forcément, ils aimeraient bouffer grâce à leur boulot, mais ce qui les tient en vie c’est qu’ils ressentent leur musique, pour notre plus grand plaisir d’ailleurs. C’en est finit de cette première chronique de la journée, à trés bientôt pour partager des sons qui se vendent pas !
Bises appuyées, Krème.
English
Welcome to you my young lunatic fringes ! I was sick last week, terrible fever plus the effect of medications. Therefore, you have two chronicles and I’m sure you are blushing after just reading that. Don’t be ashamed ! The weather is closer to spring than a rough winter. Our hormones are all messed up and bicker in large endorphin fireworks.
For this first chronicle I chose the independent label Anticon, based in Los Angeles. They are swimming against the stream of mainstream American rappers by adding an electronic touch coupled to a conscious rap that brings them over the border of Rap but always with quality.
The label was created in 1997/98 by 8 artists: Alias, Odd Nosdam, Passage, Pedestrian, Sole, Jel, Doseone, Why? and Son Lux. All those guys are a bunch of original hyperactive kids that didn’t find their spots in the musical landscape at that time. It was swinging between hip hop purists and shitty Rap -It hasn’t really changed since. Like free project-addicted electrons, they made many featurings with Buck 65, Eyedea & Abilities, Dj Signify, Sixtoo, Slug, Serengeti & Polyphonic, Dosh, Tobacco, Boards of Canada and more recently: Baths.
This incredible effervescence gives birth to many projects within the project, bringing many talented artists such as Themselves, Clouddead, 13 & God, Deep Puddle Dynamics, Subtle, Sole or Skyrider Band. You understood, they all get along together, composing in different genre: from electro-pop to old school rap and weird downtempo or abstract hip hop.
That love for Music urges them to create and search further every time, avoiding mainstream. It sweats sincerity and risk-taking. Sorry for the purists but when I went to see Themselves at their concert: it was more hip hop than hip hop. Those guys are excellent at what they are doing and very generous outside the stage, what else could you ask for ?
Unfortunately, they are pretty « underground » because what they do is not what you hear on the radio or see on TV. They are more motivated by other things than success, radio broadcasts and money. And they are few those who want to invest in them, unfortunately for those artists would love to be able to make a living out of it.
That’s it for today, see you very soon to share songs that don’t sell !
Bises appuyées, Krème.













