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Music

9 février 2012

Bonobo – Rétrospective (Ninja Tune)

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Written by: Yoann Crosnier 'Solaris
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Français

Comment écrire une première chronique Downtempo sans vous parler d’un des maîtres du genre ?

Simon Green est né le 30 mars 1976 à Brighton. C’est ici même qu’il fait ses débuts dans la musique avec le single « Terrapin ». C’est d’ailleurs sur ce single qu’il fût remarqué par Robert Louis créateur du label Tru Thoughts). Quelques années plus tard, en 2001, il signa chez Ninja Tune. Très vite, son large éventail d’influences, la richesse de ses sons et par dessus tout sa manie du sample ont fait de lui l’un des pionniers du style Downtempo. Ses deux premiers albums Animal Magic et Dial ‘M’ For Monkeys, sortis respectivement en 2001 et 2003 sous Ninja Tune, sont deux EP totalement instrumentaux. Il y a une rumeur qui dit que Simon Green voulait construire des avions lorsqu’il était petit. C’est quelque part ce qu’il a fait avec ses deux albums. Un défi de l’apesanteur musicale totalement réussi, on ne sort jamais indemne d’une première écoute de Bonobo sur un de ses deux albums même si je dois avouer qu’il y a quelques titres qui sortent du lot tel que Terrapin, Kota, The plug… Un succès bien présent car d’après Ninja Tune, Bonobo serait l’artiste du label le plus écouté.

Trois ans plus tard, alors que l’impatience était en rendez-vous, le nouvel Ep Days To Come sort. Dès les premières notes, l’album prend une tournure plutôt inattendue : un groove indéniable, de plus en plus orienté vers le jazz et la black music des 70’s, une instrumentation riche, une acoustique chaleureuse et un sens de la mélodie à la fois rétro et moderne. Contrairement aux deux premiers albums qui eux étaient uniquement instrumentaux, Days To Come invite la voix de Bajka (qui a collaboré entre autres avec les labels Compost et Ubiquity). Une voix suave, soul pourtant mélancolique, mélangée à l’harmonie « Bonoboïste », rien de mieux pour lancer l’album sur ce titre Days To Come. Mais comment parler de cet opus sans évoquer ce fabuleux morceau : Ketto. L’un des rares titres de cette release à être entièrement instrumental, totalement aérien, harmoniquement sublime et étonnamment minimaliste. C’est limite si aucun mot ne conviendrait pour décrire ce titre que je vous laisse le soin de découvrir ! A la surprise générale, Fink (Petit génie de chez Ninja Tune) s’est lui aussi mélé à ce nouvel Ep sur le morceau  If You Stayed Over . Une tournure pop-blues, ce qui prouve une fois de plus l’ouverture musicale de Simon Green dans ses compositions instrumentales. En bref, un album complet qu’il faut savoir écouter non sans mal. Plusieurs écoutes sont nécessaires pour apprécier cette sortie à sa juste valeur.

C’est en 2010 que sort l’album Blacks Sands. Bien évidemment très attendu par la critique Trip-hop et Downtempo du monde entier, cet album a été plutôt bien reçu. Toujours sur une ligne Downtempo electro-jazz émouvant, mais jamais larmoyant, cet album dégage une ambiance cohérente. Même si je dois admettre avoir été déçu par quelques titres. L’album s’ouvre sur une note Asiatique, un prélude magnifique qui vous plonge littéralement dans l’ambiance pour rejoindre le titre Kiara . Il est indéniable que la participation de la chanteuse Andreya Triana a rajouté quelque chose d’indescriptible à cet album, sa voix envoutante fait gagner de l’altitude à l’album. C’est à l’été 2009 qu’Andreya Triana et Simon Green ont enregistré et dévoilé au public le titre The Keeper. C’était une mise en bouche pour un public qui attendait ce nouvel album avec impatience. Après la sortie de l’album, certaines critiques reprochaient à Simon Green d’avoir trop négligé le côté Downtempo. C’est vrai dans un sens, mais cet album prouve une fois de plus l’ouverture musicale de Simon Green à l’image du morceau que porte le nom de l’album : Black Sands

 Bonobo fait aujourd’hui partie des grands de la Downtempo. Un nom ou plutôt un pseudo à retenir car plus les années passent et plus son nom résonne. Si nous pouvons être sûr d’une chose, c’est qu’il n’a pas fini de nous faire voler.

Interview

Voici une interview réalisée sur le site {work:ethic}:

-Tu es considéré comme un musicien multi-instruments, de combien d’instruments joues-tu ?

La plupart je crois. Je ne joue pas d’instruments à bois ou à cordes mais tous les autres instruments qui sont sur l’album… Donc ouais, tous les claviers, guitares, basses, batteries, quelques uns des cors… Je les ai joués. 

-
As-tu pris des cours de musique ?

Pas du tout, non. Non, je n’ai jamais pris de cours pour quoi que ce soit. Quand j’étais jeune, je glandais toujours dans les endroits où il y avait de la musique, peu importe où je pouvais les trouver. De la bande de petits punks-skateurs jusqu’à Brighton, dans la culture sample quand j’avais 17 ans, d’où tout a commencé. J’ai commencé par me créer un petit setup à petit budget avec des Ataris et d’autres trucs récupérés que j’ai mis ensemble. 

-Donc tu es un musicien autodidacte, producteur autodidacte aussi ?

Ouais exactement. Je pense que tout le monde autour de Brighton avait un petit Akai et un petit Atari dans les années 90, dans un coin de leur chambre. Tout le monde était DJ, tout le monde était producteur. En fait, tout le monde était sur Skint (gros label, hote de Fatboy Slim et Midfield General) dans les années 98, 99… ou Catskills (rires). C’était une bonne époque pour être à Brighton, c’était cool. Tout le monde avait des labels, ils avaient juste une sorte de comportement kamikaze. Personne le ferait aujourd’hui, mais ça semblait être un truc cool à faire genre « oh, je vais monter un label ».

-C’est quelque chose qui te manque à propos de Brighton ?

Non, parce que j’ai vécu à Londres pendant à peu près 5 ans. Il y a certaines choses qui te manquent à Brighton mais je pense que tu arrives à un point dans ce genre de ville où tu as fait le tour et il n’y a plus d’endroits où aller. Ce que je veux dire, c’est que c’est vraiment une ville étudiante et tu commences à être blasé de ce genre de ville quand tu as un certain âge. Ce sont les mêmes personnes qui font des choses différentes, ou des gens différents qui font la même chose. C’est toujours chez moi, c’est une ville géniale, mais je pense simplement que je ne pourrais plus y vivre.

-As-tu ressenti le besoin d’aller à Londres pour des raisons musicales ?

Pas du tout, c’était pour des raisons personnelles en fait. Je devenais cynique en restant à Brighton et j’avais besoin de sortir et trouver un autre endroit. Il n’y avait pas une rue que j’avais pas traversée des centaines de fois et c’était les mêmes gens, les mêmes endroits. Londres c’était un peu plus excitant, il y avait beaucoup à faire. 

-As-tu toujours voulu vivre complètement de la musique ?

Pas vraiment, j’étudiais l’art à la fac. J’ai toujours projeté d’aller à Londres et faire de la peinture, aller à l’université Saint Martin ou quelque chose comme ça, mais un seul été à Brighton a suffit à me pousser à partir. L’université, c’était trois ans à rien foutre, c’est un filet de sécurité parce que ça te laisse le temps de faire des expériences, faire des erreurs et trouver ce que tu veux faire. A la fin j’ai commencé à assembler des morceaux – que je ne trouvais pas très biens à l’époque – et il y a toujours eu des gens un peu plus vieux qui sortait des disques et s’en sortaient mais je me sentais pas encore à ma place. J’ai quand même joué quelques trucs pour Rob Luis (fondateur du label Tru Thoughts, basé à Brighton) quand il a commencé Tru Thoughts, avant même qu’ils aient sorti un disque. 
Je lui ai joué « Terrapin », que j’avais composé dans ma chambre, et il a aimé. Je l’ai pas joué à beaucoup de gens parce que je trouvais ça un peu débile. Et puis il m’a demandé si j’avais pas d’autres trucs, alors je lui ai fait écouté le reste… Et c’est devenu « Animal Magic », mon premier album. 

-Il y a un sitar (instrument indien) dans « Terrapin », c’est toi qui l’a joué ?

Ouais.

-Tu as appris tout seul à jouer du sitar ?

Oui, mais c’est assez rudimentaire. Je dirais pas que je sais en jouer à proprement parler, mais suffisamment pour te sortir un « ding, doing » (en mimant l’instrument), que je pense n’importe qui pourrait faire. 

-Je suppose que tu as eu des cours de musique.

Non, j’ai juste passé beaucoup de temps à écouter des trucs et essayer de les reproduire. C’est pour ça que j’ai joué de la guitare quand j’étais petit, j’ai juste écouté des sons et travaillé ce que c’était. A partir de ça tu as les bases de la structure d’un instrument à cordes, et tu recrées. 

Ci-dessous, une petite sélection de quelques morceaux à découvrir si ce n’est pas déjà fait!

si le lecteur ne fonctionne pas tracklist disponible en écoute ici

Tracklist

#1 Black Sands
#2 Ketto
#3 The Keeper (feat. Andreya Triana)
#4 Terrapin
#5 Nothing Owed
#6 Pilote – Turtle (Bonobo remix)
#7 The Plug
#8 Eyesdown (feat. Andreya Triana)
#9 Prelude + Kiara

Discographie

-> Animal Magic (Tru Thoughts / Ninja Tune – 11/11/01)
-> Dial ‘M’ For Monkey (Ninja Tune – 09/16/03)
-> Days To Come (Ninja Tune – 02/10/06)
-> Black Sands (Ninja Tune – 29/03/10)

Liens

Ninja Tune / Site officiel de Bonobo / Myspace

English

How could I write my first article about Downtempo without talking about one of the masters in this genre?

Simon Green born on 30 March 1976, in Brighton. Right here he started music with the single “Terrapin”. Thanks to this single he gotnoticed by Robert Louis (Creator of the Brighton based Tru Thoughts label). A few years later, in 2001, he joined Ninja Tunes. He rapidly became a pioneer of Downtempo, thanks to his large range of influences, the richness of his sounds and moreover the way he handles samples. His two first records Animal Magic and Dial ‘M’ For Monkeys, released in 2001 and 2003 with Ninja Tunes, are two totally instrumental EPs. There is a rumor which claims that Simon Green wanted to manufacture planes when he was a child. That’s somehow what he did with those two records. A successful defiance to laws of gravity, we can’t have a first listening of those albums without getting unharmed, even if I admit that some tracks stand out from the others, such as Terrapin, Kota, The Plug… It seems to be a real success because according to Ninja Tunes, Bonobo is the most listened amongst the label’s artists.

Three years later, when everybody was dying to hear from him, the new EP Days To Come is released. From the first notes, the album takes an unexpected turn: an undeniable groove, more and more toward jazz and 70s’ black music, a rich instrumentation, a warm sound and a sense of the tune which is retro as well as modern. Contrary to the two first records which were only instrumental, ‘Days To Come’ invite the voice of Bajka (who collaborated with labels Compost and Ubiquity). A mellifluous voice, melancholic and soul, mixed to the ‘bonoboist’ harmony: there’s nothing better to start this album on this track ‘Days To Come’. How could we talk about this album without mentioning this fabulous track: Ketto. This is one of the rare instrumental tracks of this album, completely ethereal, harmonic, sublime and surprisingly minimalist. It’s almost like there is no word to describe this track, so I let you discover it by yourself! To the general surprise, Fink (little genius from Ninja Tunes) was also invited to work on this new EP on the track If You Stayed Over. It’s a pop-blues turn which shows again the Simon Green’s musical openness in his instrumental compositions. To sum up, this is a complete album that you have to know how to listen; you’ll need several listening to appreciate this EP as it deserves it.
It must be strange when people assign unwelcome labels to your work. Just ask Simon ‘Bonobo’ Green, a producer who has seen his music pigeonholed in variously dubious ways over the last few years.

In 2010, Black Sands is released. Obviously very awaited by trip-hop and downtempo critics worldwide, this album was well-received. Still a moving electro-jazz downtempo but not tearful, this record reveals a coherent ambiance. I must admit I was a bit disappointed by some tracks. Opening with an asian touch, a magnificent prelude which literraly dives you into the ambiance in order to go to the title Kiara. We can’t ignore that Andreya Triana added something indescribable to the album, her enchanting voice gives weightlessness. In the summer 2009, Andreya Triana and Simon Green recorded and offered the title The Keeper to the audience. It was a starter for the public which expected this album very much. After the release, some critics reproached Simon Green for neglecting the downtempo side. They’re true, but this album shows once again the musical openness of Simon Green, just like the track entitled Black Sands.

Bonobo is big name in downtempo, a name to save because he just begins to make you fly.

Interview

Here is an interview that he gave to {work:ethic} :

-You’re regarded as a multi-instrumentalist, how many instruments do you play?

Most of ‘em, I guess. I don’t play any of the woodwind or the strings but everything else on the record…so yeah, all the keys, guitars, double basses, drums, some of the horns….I played them.

-Did you have formal musical training?

Not at all, no. No, I’ve never had formal training for anything. When I was young I was always just dicking about in the music spots, wherever I could find them. Coming through from being in little teenage skate punk bands to coming to Brighton, getting into the whole sample culture when I was 17 and taking it from there. I started getting a little budget setup of Ataris and stuff together, digging….

-So you’re a self-taught musician, self-taught producer then?

Yeah exactly. I think everyone around that time in Brighton in the late ’90s had a little Akai and a little Atari in the corner of their room- everyone was a DJ, everyone was a producer. In fact, everyone was on Skint [big beat label home to Fatboy Slim and Midfield General], in ’98, ’99…or Catskills [laughs]. It was a good time to be in Brighton, it was exciting. Everyone had labels- they just had this sort of kamikaze attitude. No-one would do it now- it just seemed to be a good thing to do, like ‘oh I’ll just get a label together’.

-Is that something you miss about Brighton?

No, because I’ve been in London for about 5 years. There’s certain things you miss about Brighton but I think you get to a point with a city like that where you hit a ceiling and there’s nowhere else to go. I mean, it’s a student town really and you start becoming jaded with a town like that when you hit a certain age. It’s the same people doing different things, or different people doing the same things…it’s still home for me, it’s a wicked town, but I just don’t think I could live there anymore.

-Did you feel the need to move to London for musical reasons?

No not at all, it was for personal reasons really. I was getting cynical, staying in Brighton, and I needed to get out and find somewhere else. There wasn’t a street I hadn’t walked down in Brighton a hundred times and it was the same people, same spots. So London was just a bit more exciting, there’s a lot going on.

-Did you always intend to make a living from music and do it full time?

No, I was at art college. I was always planning to come to London and do painting, go to St. Martin’s college or something like that- but one summer in Brighton was enough to sidetrack me to stay there. It [college] was 3 years of pissing around- it’s a safety net, it affords you that time to experiment and make mistakes and find out what it is you want to do. By the end of that I’d started putting music together, which I didn’t think was very good at the time- there were always people a few years older who were putting out records and doing well and I felt I wasn’t quite there yet. But I played a couple of things to Rob Luis [Founder of Brighton based label Tru Thoughts], just when he’d started Tru Thoughts, before they’d even put a record out.

I played him ‘Terrapin’ which I’d done in my bedroom and he liked it. I hadn’t played it to many people ‘cos I thought it was a bit daft. And he was like ‘have you got any more stuff?’ and I was like ‘yeah, I’ve got all this’…and that became ‘Animal Magic’ [his debut album].

-There’s a sitar on ‘Terrapin’, did you play that?

Yeah.

-You taught yourself how to play the sitar?

Yeah, but it’s pretty rudimentary. I wouldn’t say I can play it properly, but I can play it enough to kind of go [mimes playing a sitar] ‘ding, doing’, which I think anyone could do.

-I assumed that you had had musical training.

No, I’ve just always listened to stuff and tried to emulate it. That’s why I played guitar when I was little, I’d just listen to stuff and work out what was going on. From that you get a grasp of how chord structure works…you pick it up.

source: {work:thic}

And this is a selection of tracks to listen to, if you haven’t yet!

Tracklist

#1 Black Sands
#2 Ketto
#3 The Keeper (feat. Andreya Triana)
#4 Terrapin
#5 Nothing Owed
#6 Pilote – Turtle (Bonobo remix)
#7 The Plug
#8 Eyesdown (feat. Andreya Triana)
#9 Prelude + Kiara

Discography

-> Animal Magic (Tru Thoughts / Ninja Tune – 11/11/01)
-> Dial ‘M’ For Monkey (Ninja Tune – 09/16/03)
-> Days To Come (Ninja Tune – 02/10/06)
-> Black Sands (Ninja Tune – 29/03/10)

Liens

Ninja Tune / Site officiel de Bonobo / Myspace



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4 Comments


  1. Pieral

    Bel article ! En plus Black Sand Remixed est tout juste sorti ! Merci pour l’interview !


  2. isa

    Très belle plume !!! et article très intéressant…bravo !


  3. Yoann Crosnier 'Solaris

    Merci!



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