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Art and Design

11 mai 2017

Brian Donnelli aka Kaws : ce blaze qui veut dire beaucoup.

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Written by: Kevin.V
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Qui est Kaws ? je suis sûr que tu as déjà entendu parler de ce patronyme si tu t’intéresses un peu au monde de la basket… mais le connais-tu vraiment ?

Kaws, alias Brian Donnelli, est un New-yorkais à la quarantaine flamboyante. Issu de la rue, le jeune Brian commence à exprimer son talent par le graph comme beaucoup d’artistes urbains avant lui. Il s’attaque ensuite aux icônes de la pop culture. Les Mickey Mouse, Bob l’éponge et autres Simpsons se voient le portrait refait à la sauce Kaws, les rendant immédiatement moins lisses et plus sexy.

Kaws travaille ensuite pour Disney, ses artworks sont notamment utilisés sur le film préféré des amoureux des toutous, les 101 dalmatiens. Il retrouve ensuite sa liberté de penser (coucou Florent Pagny). Les yeux en croix et le crâne de pirate seront sa signature à coup de personnages géants. Il donne même un nom à ses fourberies : Companion, Chum et Accomplice. Inspirés du Japon, il les décline sous toutes les formes et émotions possibles lors de chaque exposition.

Mais vous allez me dire : ok, j’aurais pu apprendre tout ça sur Wikipedia ou sur des blogs de pseudo étudiants aux Beaux-Arts. Quel rapport avec le streetwear ? Le sneaker ? Ne t’inquiète pas moussaillon, je ne t’ai pas oublié.

Kaws est issu de la rue, la culture new-yorkaise l’a bercé, de la rue au Sneakergame il n’y a qu’un pas, que le jeune homme va forcément franchir et réinventer. Après l’ouverture de son propre pop-up shop avec l’aide de Nigo (boss de la création chez A Bathing Ape), les marques comme Nike, Vans, Comme des Garçons ou encore Marc Jacobs lui font des appels insistants. Kanye West (période before Kardashian) le sollicite même pour réaliser la pochette de son album “808s & Heartbreak“.

Kaws commence donc son boulot sur le sneaker. À la différence d’un designer comme Ronnie Fieg, qui retravaille les paires en les identifiant à des éléments existants, Kaws va retravailler la paire en profondeur tout en lui apportant sa propre identité. On reconnait une Kaws au milieu d’un océan, de par ses imprimés, son mélange de matières et les risques pris sur le design. Là où Ronnie joue la sécurité avec des coloris efficaces, Kaws prend des risques, que cela plaise ou non, il pousse son délire au maximum. Attention, loin de moi l’idée que Ronnie travaille mal, certaines de ses créations figurent tout autant au Hall of Fame de la basket.

Le petit Brian commence son échauffement en 2002 pour la marque DC Shoes. Depuis, le petit a grandi, avec une quinzaine de modèles à son actif et à chaque sortie le même phénomène : des jeunes qui campent devant le magasin, des quantités aussi petites que le nombre de victoires en ligue des champions d’un club français et un prix à la revente qui te permettrait de partir une semaine en all-inclusive aux Maldives avec ta meuf. La jeune génération retiendra surtout le dernier élément, peut savent réellement qui est l’homme ou même l’artiste, posez la question à ces jeunes dans ces campings sauvages et envoyez-nous la vidéo.

Quinze ans après ses premiers pas dans le streetwear et après de multiples collaborations, Kaws est pour la première fois appelé à collaborer avec Jordan Brand. À coup de teaser sur instagram se révèle une Air Jordan IV suspicieuse, le modèle étant l’un des préférés des fans de la marque au jumpman. Kaws n’avait donc pas droit à l’erreur. En ressort une Air Jordan IV réinventée, où les matières et l’univers de Kaws se marient à merveille. La paire sort au mois de mars et fait fondre le bitume, instantanément sold out, celle-ci se revend aujourd’hui plus de 8 fois sa valeur.

En ce mois de mai, Kaws annonce la sortie imminente de sa deuxième collaboration avec l’enseigne japonaise Uniqlo (lien vers la collec) sur le thème de Snoopy. Le studio Kaws ne manque donc pas d’envie et de projets. L’artiste a compris comment entretenir sa légende et la seule chose qu’on attend de lui, c’est qu’il continue ainsi.

Retour en images sur quelques-unes des sneakers passées entre les mains de Brian Donnelly alias Kaws :

La première

En 2002, DC Shoes vient chercher Kaws et lui laisse carte blanche, en ressort un modèle décliné en deux coloris, où l’artiste appose un de ses personnages, le Chum, sur l’ensemble de la partie latérale. Édité à 300 exemplaires, il s’agit d’une des plus rares collaborations de l’artiste.


La plus belle  

En 2005, Kaws et Nigo passent beaucoup de temps ensemble, en ressortent plusieurs modèles de la célèbre Bapesta de Bape dont ce superbe coloris wolf-grey où la patte de Kaws est facilement identifiable.

La plus recherchée

Pour sa première collaboration avec la marque au Swoosh, il s’attaque à un modèle mythique : la Air force 1. Modèle très proche de la Bapesta, Kaws joue davantage sur le mélange de matières en recouvrant la paire d’un noir Suede élégant tout en faisant apparaître sa signature, le « XX » sur les coutures de la Toe box et du cuir sur le tag avec une semelle néon translucide. La paire en état neuf vaut aujourd’hui aux alentours de 2600€ sur le marché de la revente.

La plus osée (ou dégeulasse) 

Parmi les multiples Bapesta imaginé par Kaws et Nigo, en ressort cette mixtape appelée « Chompers ». Difficile à porter, ce modèle n’est sans aucun doute pas le plus beau imaginé par l’artiste mais l’un de celui portant le plus à confusion pour les acheteurs, se demandant si le modèle qu’ils ont aux pieds n’est pas une vulgaire contrefaçon.

La petite dernière 

Quinze ans après son premier projet sneaker avec DC Shoes, Kaws collabore avec Jordan Brand sur une Air Jordan IV et une collection capsule. L’artiste pose son empreinte sur le modèle et rend le mélange à la fois élégant et sophistiqué. Première AJ IV avec une midsole en nubuck/suede, semelle glow in the dark et la griffe de Kaws incrustée dans l’ensemble de l’upper. Succès garanti.

Crédit photo : Kicksonfire



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Kevin.V
Amateur de sneakers depuis l'âge de 5 ans, l'efficacité de Sergio Ramos en plus / IG : pushtikev / Mail : Kevin.v@the-chemistry.net




 
 

 

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