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Lifestyle

22 avril 2016

« Comment c’est loin » (pas de spoil, soyez sereins)

Aujourd’hui petite chronique cinématographique, mais attention ! Pas question de s’arrêter uniquement sur le film, le projet est indissociable de la bande son qui est MA-GNI-FI-QUE !

Le film est réalisé par Christophe OFFENSTEIN et Orelsan lui- même. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que pour une première dans le cinéma, Orelsan (Aurélien COTENTIN de son vrai nom) a apporté sa touche personnelle au septième art. La trame : c’est l’histoire de deux rappeurs, Orel et Gringe, qui ont 24 heures pour sortir un son sinon ils auront à faire à Ablay et Skread de la prod. C’est ici que la merveilleuse aventure des deux petits branleurs commence. Entre virée au centre commercial et beuveries au bar « L’embuscade », les deux rappeurs vont devoir trouver de l’inspiration pour pondre un nouveau son.

Le film est une apologie de l’échec et de la banalité. On rentre dans le petit train-train des deux rappeurs et on peut clairement s’identifier à eux. Gringe, c’est le portrait du mec qui a la flemme de travailler parce qu’il veut « profiter » de sa vie. Il a tout de même le mérite de mettre ¾ d’heures pour rédiger ses textos pour entretenir la flamme qui le lie à cette « fille » qu’il n’a jamais vu. Orel, de son côté, aime son job de réceptionniste dans un hôtel, il peut ainsi « boire un verre ou deux après le travail, ou plusieurs pendant, comme il faisait dans le temps ». Il est perché et puéril à l’image de la blague qu’il fait à Gringe tout au long du film. En bref, on s’attache à eux, ils nous font rire, et en regardant de plus près, on est forcé d’avoir un minimum de recul sur la situation et de se dire : « putain c’est moi quoi !».

Maintenant, parlons de la bande son du film. De mon côté, j’avais écouté l’album avant de regarder ce long métrage et la simple écoute de ce projet m’a donné un avant-goût plutôt séduisant de ce que je pourrais trouver. Dans ce projet, on se balade entre les prod. de Skread qui sont très biens faites et les discours tantôt déprimants, tantôt déjantés d’Orelsan et Gringe. Mention spéciale à Diamond DEUKLO et au célèbre Akhenaton qui apportent tous deux leur touche personnelle à l’album. Ce mélange d’ambiances dans la bande son colle parfaitement au film. Chaque morceau aborde un thème du quotidien d’une manière décalée et/ou cruellement réaliste !

Allez les chimistes, fini le blabla, on vous balance nos coups de cœur :

Les coups de cœur :

Ah, ça fait toujours plaisir d’entendre le Grand AKH. Son flow et ses dires n’ont pas pris une ride : « En plein mistral, j’grimpais la côte, mon casque calé sur les oreilles, du rap dans les veines, j’vivais rien que pour le week-end ». Le morceau est lourd, entre la plume d’Akhenaton et le rythme entraînant de Wiley. Tous les fans de rap pourront apprécier.

Un morceau clipé cette fois ! L’étonnant « Quand ton père t’engueule » tiré directement du film de quoi vous donner un autre avant-goût pour ceux qui voudraient le mater.

Si avant d’écouter ce son certains doutaient du talent de Skread, ils vont prendre une claque en écoutant ce morceau. Le talent du co-fondateur du label 7th Magnitude est flagrant et il signe ici une bande son qui nous laisse sans voix. Surprenant, entraînant, pour moi c’est LA track qui résume le film !

Le titre qui illustre la mentalité des deux rappeurs : les pieds sur terre, réalistes et surtout humains. Loin des kalash et de la téstostérone d’un Kaaris par exemple… Ici on est bien loin de la prétention. Orelsan et Gringe dressent le portrait de l’échec auquel on est confrontés tout les jours. Une leçon de morale parfaitement bien rappée. Néanmoins, comme le dit OrelsanJe partirais jamais en laissant l’histoire inachevée ! ».

En bref, ces deux là n’ont pas finit de nous étonner avec leurs projets tous plus fous les un que les autres. (Au passage on vous conseil la série « Bloqués » qui résume assez bien leur univers) »



About the Author

Jeremy
Paris Jérémy, Etudiant en sociologie à Grenoble, je développe un intérêt particulier pour l'art sous toutes ses formes, et notamment pour la culture hip-hop !




 
 

 

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2 Comments


  1. Lucas

    Très bon article qui résume parfaitement, selon moi, l’univers à la fois déjanté mais tellement coooool d’Orel et Gringe. En effet comme vous le dites si bien, il est très facile de s’identifier à eux. Très bon film, et très bonne bande son que je m’écoute « en boucle » (cadeau pour les connaisseurs^^) avec quelques titres énormes tels que « Inachevés » et « Si facile » pour ne citer qu’eux car tous méritent d’être écoutés et réécoutés!!



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