Mon Iphone, caverne d’Ali Baba aux mille et une photos…
C’est avec un sourire nostalgique que je redécouvrais certains moments capturés par mon natel —comme ils disent en Suisse—, Photos de mon nouvel an à Lausanne, ou les victoires d’Ajaccio en coupe de France, suivies de clichés teintés à la bière, un de mes potes en train de faire cuire un steak, un matin la tête dans le cul au bureau …Des moments, certains anodins, d’autres plus décisifs, mais chaque photo reflete un évènement bien précis dans ma ptit’ vie. Bref, trêve de philosophie Niepcienne ! Mon intro a un rapport avec une photo prise le 1er Novembre 2011.
Cette photo est sombre, monochromatique, d’un rouge séduisant, envahissant des colonnes Victoriennes de style gothique et pleine des ombres opaques définissant des formes géométriques. Je replonge dans cet instant, cette soirée, seul sur mon banc de fidèle, et pourtant accompagné d’une centaine de disciples…L’ Union Chapel à Londres est presque silencieuse, je sors mon iphone et prend ce cliché quelques minutes avant l’entrée en scène de Timber Timbre.
Un album mythique, pour un groupe mythique. Timber Timbre et son majestueux « Creep On Creepin On », sorti en Avril 2011, fut un moment jouissif de cette année là. Malheureusement, passé presque inaperçu, ce groupe canadien composé de trois membres, Taylor Kirk, Simon Trottier et Mika Posen, séduisent avec un son tout droit sorti d’un bayou en Louisiane. Lugubre, envoutante et ensorcelante, la musique de Timber Timbre, est à la croisée du folk et d’un blues encré dans une atmosphère bien sudiste où la magie noire et les marécages envahissent les sens à chaque écoute. Elle projette une ambiance si mystérieuse qu’une boule de cristal remplacerait presque la guitare de Taylor Kirk. Suite à leur album éponyme, déjà une œuvre imposante sorti en 2009, Timber Timbre ont continué leur aventure onirique avec un quatrième album d’une beauté musicale tout simplement prodigieuse. Entre les expérimentations sonores comme Obelisk et Swamp Magic, qui créent cette ambiance pesante et les titres Black Water ou Bad Ritual, au champs lexical ensorcellé, Timber Timbre, doués d’une poésie lyrique et musicale, incantent les démons d’un monde propre à leur imaginaire décalé. Le piano au touché délicat qui conduit le rythme est emblématique sur cet album et mène la danse de ce ballet enchanteur et fantomatique.
Tout comme la musique de Timber Timbre, ce cliché du premier novembre 2011, mystérieux et ésotérique me replonge à chaque fois dans les limbes de cet univers propre à ce groupe unique.













