Artiste : Dominik Eulberg
Album : Ein Stueckchen Urstoff
Label : Traum Schallplatten
Date de sortie : 12/11/2012
Disponible sur : Beatport / Boomkat / iTunes
Cela faisait plus d’un an qu’on n’avait pas entendu parler de Dominik Eulberg, le petit génie de la techno allemande et presqu’hégérie de l’écurie Traum Schallplatten aux côtés de Max Cooper ou Extrawelt. Diorama, son dernier long format est un bijou de techno organique mutante qui a fait tourner bien des têtes, et que je vous recommande sur le champ si vous l’avez raté.
Ein Stueckchen Urstoff, son nouvel EP paru au mois de novembre, méritait largement l’attente. Ovni parmi les ovnis, cette nouvelle aventure reste pour autant dans la continuité de l’œuvre du bonhomme et réserve autant de surprises que de satisfaction aux fans. On retrouve donc une techno vivante, organique au sens le plus radical du terme et évoluant tout à fait naturellement dans l’univers féérique de l’artiste, conservant une partie de l’ambiance intimiste et boisée développée dans Diorama tout en la renouvelant. Offenbach, le titre d’ouverture, célèbre une techno posée et presque paresseuse autour d’une ligne de basse rebondissant joyeusement. Mais ce titre nous dévoile également le nouvel univers de percussions totalement hallucinées qu’on retrouvera tout au long de l’EP, des sonorités d’orfèvre qui surgissent dans l’espace ex-nihilo et surprennent autant qu’elles font mouche. Die Blaue Sekunde nous traîne dans un espace sonore plus large et plein de réverb’, avec une trame plus “club” sublimée par cette spatialisation et les sonorités fabuleuses développées par l’allemand. Mikroorgasmen Im Morgentau amorce le virage mélodieux de l’EP, nous propulsant dans un monde de douceur et de fragilité, toujours soutenu par un travail de génie sur la partie rythmique. Et on termine dans la version digitale sur le titre le plus imprononçable dans la langue de Molière : Als Er Den Gleißenden RandSeines Schattens Sah. Envolée mélodique au piano privée cette fois de percus, cette piste repose encore sur une dimension spatiale aux petits oignons et nous transporte immédiatement dans son univers féérique.
On l’aura compris, Dominik Eulberg est toujours un véritable orfèvre de la techno, qui millimètre chacune de ses sonorités avec beaucoup d’inspiration et de talent, sans oublier l’originalité. Bref voilà un EP qui n’augure que du bon pour la suite, indispensable pour tous les amateurs.














