The Chemistry
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Interview

9 mai 2012

Interview de Miike Snow, à base de Suède, Happy To You, Blob et Ingrid.

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Written by: Romain
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Miike Snow

Miike Snow, c’est l’association de l’américain Andrew Wyatt et des suédois Christian Karlsson et Pontus Winnberg. Originaire de Stockholm, le groupe a sorti un premier album éponyme en 2009. De la pop « à la suédoise », cet album était très prometteur et on en retient également les différents remixes sortis avec les singles (notamment ceux de DJ Mehdi, Emalkay ou encore Caspa).
2012, le trio sort son deuxième album, Happy To You, confirmant les qualités de production dévoilées auparavant. Happy To You, c’est le genre d’album qui te donne envie de sillonner les routes enneigées de Suède au coucher du soleil.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ( et ça serait con ), Miike Snow se définit comme « le mélange entre l’homme et la machine« , ce qu’ils illustrent très bien avec le Blob, cette machine faite maison qu’ils utilisent pour leurs lives. Les deux suédois du groupe ont connu un grand succès pour avoir produit notamment certains titres de Britney Spears, mais ça, c’est du passé.
Ayant pour amis les suédois Lykke Li ou Peter Bjorn & John, ils ont récemment pris l’initiative de créer le label Ingrid, regroupant certains artistes originaires du pays nordique (mais pas que !).
Nous avons eu l’occasion de rencontrer les membres du groupe pour leur poser quelques questions. Au milieu d’une tournée et enchaînant les journées promo, c’est dans une ambiance posée, autour d’un peu de vin français, que j’ai été accueilli.

Voici le compte-rendu :

Français

J’imagine que je ne suis pas le seul à vous interviewer et j’espère que vous n’en avez pas marre et que vous serez bavards… Est-ce que vous profitez de votre séjour en France ou est-ce que ce n’est que pour la promo ?

Nous sommes déjà venus en France avant… Mais ce séjour se résume à cette salle.

Qu’est-ce que vous avez aimé en France ?

J’aime Paris, le vin, la côte d’Azur, avec la mer… J’ai des amis qui ont une vigne là-bas, j’aime la campagne.

Si vous êtes ici aujourd’hui c’est parceque vous avez sorti il y a peu votre deuxième album, Happy To You, que nous avons écouté attentivement. Quelle a été pour vous le message à transmettre à travers ce deuxième album ? Quelle évolution pour vous y a t-il eu depuis la production de « Miike Snow » ?

- Je ne sais pas s’il y a un message en fait. Je pense que c’est plus une question d’émotion que tu ressens avec la musique. C’est juste quelque chose d’émotionnel, pas un message rationnel que tu peux traduire avec des mots.
- Je pense que c’est comme ça en général. Il y a une sorte de point de vue ou de sujet mais ils sont abstraits. C’est difficile de répondre à cette question.

Comment ressentez-vous l’évolution entre les deux albums ?

Il se trouve que cette fois on savait qu’on préparait un album. Le premier, on écrivait et enregistrait des morceaux qui éventuellement pouvaient finir sur un album… C’est la grosse différence.

Sur Pitchfork on a pu lire : « Singer Andrew Wyatt is by no means a bad vocalist, but he has a thin, reedy presence that’s probably better suited for bedside indie fare than pop songs with beats and trust. » On est pas tellement d’accord avec cela, je pense que la voix d’Andrew caractérise parfaitement le groupe et que le coté ‘pop’ qui va avec en fait sa force et se démarque bien justement du reste. On essaye un peu trop de vous comparer à d’autres groupes, certains parlent de Passion Pit, d’autres de MGMT. Vous en pensez quoi ?

Pour répondre à la première remarque, c’est vraiment des conneries. C’est compliqué pour nous, on n’a pas l’impression d’appartenir à une scène en particulier et si les gens le pensent, ça ne nous dérange pas. On ne fait pas partie d’un mouvement ou d’une scène ou je ne sais quoi, c’est juste nous qui sommes en studio et ça donne Miike Snow, c’est aussi simple que ça.

Une autre chose que l’on a pu remarquer jusque là également, c’est l’éclectisme de vos remixeurs sur vos différents EP (de Tiga à Emalkay en passant par Netsky, Jacque Lu Cont et Wolfgang Gartner), comment se fait pour vous ce choix  ?

Il y a des amis, il y a des gens qui nous ont demandé s’ils pouvaient nous remixer. La plupart sont des grands fans et très talentueux. La plupart des remixes sont des morceaux genre dance mais il y en a d’autres très intéressants. Je trouve ça cool de voir quelqu’un travailler ton morceau d’une manière complètement différente.

Est-ce qu’il y a une volonté d’atteindre d’autres scènes comme les clubs etc… ?

Je ne pense pas que ce soit le but, c’est vraiment un moyen d’entendre le travail d’un autre musicien sur ta musique.

Et qui voudriez-vous entendre remixer vos prochains titres ?

- On a déjà pas mal de potes qui les ont déjà préparés, d’autres qui sont en train de travailler dessus. Il y en a plein qui seront cools à travailler. Si on rêvait, quelqu’un comme Eno ou une personne iconique, sans forcément être liée à la dance music. Quand tu fais un remix, c’est une chose si tu fais ça pour les dance floors, ce qui est très très cool, mais nous en avons déjà beaucoup et on peut en avoir encore plus, ça serait intéressant d’avoir quelqu’un qui le retourne complètement pour obtenir quelque chose.
- Comme Eliane Radigue. Une compositrice de musique électronique, il faut écouter.

Pour restez sur le nouvel album : il s’accompagne de clip dirigé par Andreas Nillson.  Qui a eu l’idée de partir sur la saga de Jean Noel et de mettre en vidéo cet « homme parfait » qui est cité ?

C’est quelque chose sur lequel on est arrivé avec Andreas. Pas exactement ça, mais le thème autour de l’album. On lui a parlé, on est des gros fans de ce qu’il fait. On avait déjà travaillé avec lui sur le premier album… C’est l’esprit tordu d’Andreas auquel on a ajouté notre touche.
Et l’homme parfait, l’humain parfait, qui l’a imaginé comme ça ?
Je ne sais pas, peut-être qu’après nous avoir rencontrés, Andreas est rentré chez lui et s’est dit « comment ça se fait, comment peuvent-ils être si parfaits ? » (rires). Non, sérieusement, on a juste discuté de tout et de rien. Pendant un diner on s’est échangé des idées… On a parlé de tout ce qu’on trouvait fascinant dans la vie, puis il est venu avec ce truc. Je pense que c’est aux gens de le définir, c’est ce que c’est.

Et dans quel sens est-il parfait ?

Je ne sais pas s’il est parfait. Je crois que quelqu’un le trouve parfait, mais je ne sais pas qui.

Parlez-nous de la musique indie en Suède, j’ai l’impression que ce pays est vraiment le roi de la pop en europe !

Les gens pensent que c’est une sorte de scène. La Suède est un petit pays donc si tu fais de la musique là-bas, particulièrement à Stockholm, tu connais à peu près tout le monde. En fait c’est plus le fait d’être amis qu’un courant… Je ne sais pas pourquoi il y a un tel engouement vis-à-vis de la population suédoise. Peut-être qu’il fait tellement froid qu’on a rien à faire à part écrire des chansons. Comparé aux autres pays, on doit écrire dix fois plus de morceaux.

D’où vous est venue l’idée de créer un label avec des artistes suédois ?

C’était naturel et évident. On se connait tous, on a tous des studios dans le même quartier, on sort tous aux mêmes endroits, on fait à peu près les mêmes choses… On avait vraiment envie de le faire, je suis surpris que ça ne se soit pas fait plus tôt.

Pouvez-vous nous dire ce que vous aimez en Suède ?

- Il faut aller à Stockholm en été, c’est très froid et sombre en hiver, tu peux demander à Andrew. Si tu vas à Stockholm, il faut faire un tour chez nos amis à Melchist, là où on sort tous.
- Stockholm est faite de petites îles. Andrew et moi avons chacun une maison sur l’archipel. Elles sont en dehors de Stockholm et il y a des bateaux qui vont d’île en île, c’est très beau.

On a entendu parler de Last of April, la fête en Suède qui était à la base traditionnelle mais qui s’est transformée en grosse fête, qu’est-ce que vous y faites ?

Tu as raison ! C’est pour les ados, si tu as 15 ans tu te la colles avec tes potes.

Donc c’est ce que vous faisiez ?

Ouais !

Vous venez d’annoncer beaucoup de sorties pour avril, à quoi peut-on s’attendre sur l’année ?

Je crois qu’on a cinq ou six albums qui sortiront cette année. Tout le monde dans l’équipe est super excité, vous pouvez vous attendre à beaucoup !

Envisagez-vous d’intégrer des artistes d’autres pays que la Suède ?

Ce n’est pas juste quelque chose de suédois. Il y a aussi des gens qui ne sont pas de Suède mais tout est parti d’un endroit spécifique de Stockholm, c’est là que nos amis aiment sortir. C’est sympa de pas faire du label un truc énorme, de garder cet esprit intimiste pour commencer… Au moins le temps de sortir plus de choses.

En live vous jouez avec cette énorme machine que vous avez construite vous mêmes, The Blob. Vous pouvez nous en parlez un peu ? C’est quelque chose qui se fait rare de construire soi-même ses machines pour les lives. Cela correspond à l’esprit Miike Snow et quelque part cela fait votre charme, cet esprit d’indépendance, de tout vouloir faire soi-même le même qui vous à poussé à monter votre label.

C’est un choix important que nous avons fait après avoir terminé le dernier album, nous ne voulions pas utiliser d’ordinateur sur scène ni jouer une piste de fond enregistrée. Il y a quand même des éléments qui, d’après moi, doivent être joués à la machine. C’est Miike Snow : le mélange de l’homme et de la machine. C’est bizarre qu’une telle machine n’existe pas déjà. Il y a déjà ces machines où tu appuies sur play et ça te joue une piste, mais tu peux pas vraiment la contrôler plus, ça reste comme un ordinateur, des trucs pré-enregistrés, donc on devait créer cette machine. C’est un peu construit comme un vieux synthé et ça peut jouer différentes boucles, lancer différents samples et sons. Elle est énorme et il y a plein d’ampoules dessus.

Comme vous êtes un groupe de trois personnes, il y a trois personnalités… Est-ce que vous avez des histoires à nous raconter sur vos relations ? Des anecdotes ?

Il y en a beaucoup mais nous n’en parlerons pas, on pourrait commencer à se battre.

Qu’aimeriez-vous faire si vous n’étiez pas dans la musique ?

- Ca pourrait être n’importe quoi, je me suis jamais posé la question.
- Probablement prof ou un truc comme ça.

Vous préférez les petites scènes ou les grandes ?

- Ce sont deux choses différentes. C’est super de jouer pour des grosses foules mais j’aime aussi beaucoup l’intimité, même si parfois ça peut être étrange. On a joué au Danemark dans une petite salle dans laquelle on est habitués à jouer et je pense qu’on y joue différemment. Tu ne fais pas une fixation sur la foule qui, musicalement parlant, t’amène plus loin.
- Ce sont vraiment deux choses différentes, entre un festival et une petite salle. Le feeling est vraiment différent et je pense aussi qu’on joue différemment.

Quels sont vos coups de cœur musicaux du moment ?

- Delia Derbyshire
- En ce moment j’écoute un peu de R. Steevie Moore et puis j’aime beaucoup Julia Holter.
- Gesaffelstein et Brodinski, c’est un pote.

Merci beaucoup pour cet entretien les gars ! En espérant vous revoir pour votre huitième album !

English

I guess I’m not the first to interview you, and I hope you’re not sick of interviews by now and will be talkative. Do you enjoy France or are you just here for promo?

We’ve been to France before… But this trip has been this room.

What did you like in France?

I like Paris, the wine is nice. But I like of course the Riviera, close to the water. I have a friend who has a vineyard here. I like the country side.

You just released your second album, what is the message you wanted to give with this album?

I don’t know if there’s really a message, I think it’s just about more of a feeling that you get from music. I think it’s just an emotional thing, not a rational message that can be put out in words.
I think it’s just in general. There is some kind of purpose or some sort of vision, but it’s an abstract one. It’s hard to answer in a question

How do you feel about the evolution between the two albums?

It feels like this time we knew we that we were making an album. The first one, we were just doing writing and recording songs that eventually ended up on an album. That’s the biggest difference.

We can read on Pitchfork that Andre is not a good singer… We don’t think the same and we think that his voice is particular. People like to compare you with Passion Pit or MGMT, what do you think about that?

To answer your first question, that’s of course rubbish. It’s hard for us, we don’t feel that we’re a part of a special scene and if people think we are, we have nothing against it, but we don’t feel a part of a movement or scene or whatever. It’s us meeting in a studio and that’s Miike Snow. It’s as simple as that.

We noticed a lot of remixes from all kinds of music (Emalkay etc…). How do you choose your remixes?

They are either friends or they came to us and asked if they could remix. Most of them are big fans and really talented. Most of the remixes are some kind of dance music but we also have friends like XxxxX who remixed us. I think it’s a cool way when someone approaches your song in a complete new way.

Is that a need to get into other scenes like night clubs etc..?

I don’t think it’s the aim, you know, it’s just a cool way to hear another musician’s work on your music.

And who would you like to hear remix your next singles?

We already have a bunch of friend who already have done it, and are working on it right now. There’s plenty I think it would be cool to work. If we were dreaming, someone like Eno or someone iconic person that doesn’t necessarily have to be in the new blog related dance music genre. When you make remixes, it’s one thing when it’s done for the dance floor, which is really really cool, but we have so many and we can definitely have more, it’d be interesting to have someone who flips it on into something.
Like Eliane Radigue. Electronic music composer, you should have a listen.

There is a trilogy of videoclips which are directed by Andreas Nilsson: who had the idea of the perfect man and how did you decide to make video clips around it?

It’s something we came up with, with Andreas. Not exactly that but the theme around the album. We talked to him; we’re a huge fan of his work. We worked together with him on the first record. It’s Andreas’ twisted mind together with our input.

And the perfect man, perfect human, who sees this man like that?

I don’t know, maybe after Andreas met us he just like, went home and “how did it happen how can they be so perfect?” (Laughs). No, seriously, we were just talk about all types of stuff. We had dinner we were bouncing ideas back and forth. We talked about everything from what we found fascinating in life. Then he came up with this thing. I think it’s up to people to define it. It is what it is.

In which way is he perfect?

I don’t know if he is perfect. I think someone thinks he’s perfect but I’m not sure who

Can you talk to us about Swedish music. There are more and band that come from Sweden. Can you talk to us about that?

People think that it’s some kind of scene. Sweden is a very small country so if you’re making music there, especially in Stockholm, you kinda know everyone. I think it’s more about being friends than being a scene. I’m not sure why it’s relatively successful compared to the population of Sweden. Perhaps that’s it’s so cold so we don’t have anything else to do but writing songs. In relation to other countries we write ten times more songs.

How did you get the idea to found the label with Swedish artists?

I think it was natural and organic. We all know each other and we all have studios in the same neighborhood. We all hang out in the same cafe. We all pretty much do the same thing. We are really excited about it. I’m surprised it didn’t happen earlier.

Can you tell us what do you like in Sweden?

Come to Stockholm in the summer. In the winter it’s very cold and dark. You should ask Andrew. If you go to Stockholm you should visit our friends at Melchist, where we all hang out.
Stockholm is built up of small islands. Me and Andrew each have a house on the archipelago.They’re just outside Stockholm and they’re boats that go from island to island and you could go island hopping. It’s beautiful.

We heard about the Last Of April, in Sweden, which used to be a traditional celebration and became a party time… Could you tell us what you do during this time?

You’re right! It’s for the teenagers, if you’re 15 you get drunk with your buddies.

So you did?

Yes!

You just announced a lot of releases for April. What can we expect for the year?

I think now we have 5 or 6 albums that will be released for the year. Everyone in the collective are really psyched about that. You can expect a lot!

Are you going to make people join from other counties than Sweden?

It’s not just a Swedish thing. We have other non-swedes. Everything has been circulated around a specific place in Stockholm. It’s where our friends like to hang out. It’s nice not to make it grow too big, to keep it small to start, at least before we start releasing more things.

You play with a machine during your live shows, a machine that you created yourselves which shows your originality. How did you decide to create your own machine?

The most important choice was made right after we were done with the last album, that is that we didn’t want to bring in any computers on stage, and we didn’t want to play any back tracks. There’s so much going on that needs to me played by machine. That is Miike Snow: the mix between man and machine. It’s kinda weird that a machine like that does
not exist. You can either have those things where you just press play and they play a back track, but you can’t control it much. It’s still like a computer. It’s pre-recorded stuff. So we had to create that machine. It’s kinda built like an old synthesizer and it can run different loops and trigger different samples and play sounds. It’s huge and has a lot of light bulbs on it.

As you are a band with three people, there are three personalities. Is there any anecdote you can tell us about your relationships? Are there any funny stories?

Plenty but we won’t talk about them, we would start a fight.

What would you like to do if you were not into music?

It could be everything. It’s never been a question really.
Probably a teacher or something.

Do you like playing big shows or small shows?

It’s two different things I think. The experience of playing for a crowd, it’s a cool experience to play for a massive crowd but I also really like the intimacy, which could sometimes be kinda weird. We played a late show in Denmark, in a much smaller place then we’re used to playing. I think we played differently. You don’t really focus so much on the crowd, which brings you, in a musical stand point, one step further.
It’s definitely two different things, a festival and a smaller venue. The whole vibe is so different and I think we play different too.

How do you imagine yourself in ten years?

I don’t imagine myself in ten years.
Album number 6. Or 8, or 12! I’m talking about my solo. (Laughs)

What are your musical crushes at this time? Which artists, which tracks do you like the most?

Delia Derbyshire.
Right now I’m checking out a little R Stevie and Moore stuff, Julia Holter, I like her a lot.
Gesaffelstein and I like Brodinski, he’s a friend of mine.

Links :

Miike Snow
Ingrid

 

Retranscription: Daniel / Romain ; Traduction: Romain



About the Author

Romain
Basé sur Paris, je suis le traducteur de l'équipe. Mais pas que.. Passionné de musiques électroniques en tous genres, je ne manquerai pas de vous dénicher quelques interviews de temps à autres pour apporter ma molécule à cette nouvelle formule qu'est The Chemistry !




 
 

 
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