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Interview

12 juin 2017

[Interview] Road trip en Amérique du Sud à bord de La Brigade

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Written by: AntoinePlu
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La Brigade Schoolbus

Retour en Janvier de cette année, j’aperçois dans mon newsfeed une photo d’un SchoolBus fraîchement acheté de retour de Phoenix, de quoi me donner l’eau à la bouche en une fraction de seconde… Après être resté émerveillé devant le roadtrip aux US de Manu Fauque et sa bande de potes, je suis resté avec cet appel de l’aventure grandir en moi de plus en plus. Autant vous dire que d’apercevoir un nouveau un projet similaire voir le jour, il ne m’en n’a fallu que très peu pour tomber amoureux une fois de plus !

La Brigade venait de voir le jour. Un bus, des brigadiers et des kilomètres d’asphalte à dévorer pour traverser l’Amérique du Sud. C’est avec ce projet de rêve que Benoit Lafond et Paul Aubert, deux jeunes français en quête d’aventures passeront cette année.

J’ai eu la chance d’échanger quelques mots avec les fondateurs. De passage dans un hôtel pour chopper le wifi afin de matter la finale de la Coupe de La Ligue, on est revenu sur leur histoire complètement folle commencé il y a maintenant 6 mois.

INTERVIEW

Salut, les gars comment ça va ? Une petite présentation s’impose, La Brigade, c’est quoi pour vous ?

La brigade, c’est un school bus itinérant, qui traverse plus de 15 pays en Amérique latine pendant un an, en accueillant des voyageurs sur la route. Et leur faire vivre une expérience inédite ! C’est un projet qui nous permet de voyager et de découvrir de magnifiques pays en s’adaptant à n’importe quel imprévu !

Comment une idée aussi folle voit le jour ?

Nous avions, depuis plusieurs années, comme projet de partir pour faire le tour du monde. C’est avec des tonnes d’idées en tête que nous sommes partis sur plusieurs concepts différents.

L’idée de La Brigade est vraiment née quand Benoit travaillait en Californie dans une petite agence à San Diego​. Paul l’a rejoint pour un mois avec comme objectif de se balader dans les magnifiques paysages qui l’entoure.

Nous sommes donc partis en Basse-Californie, au Mexique, dans le magnifique parc national​ ​Yosemite, dans le désert de Palm Spring et d’autres superbes endroits avec une Golf Cabrio de 1998 qui ne nous a jamais lâchés !

À force d’en parler, Paul ​a lancé une idée plutôt intéressante : construire une cabane dans un endroit magique qui nous permettrait de faire de la photo, de la vidéo tout en accueillant des voyageurs. Intrigués par l’idée, on a commencé à y réfléchir. L’idée de construire une « maison » nous plaisait énormément, sauf que nous avions tous les deux la bougeotte et rester 6 mois / 1 an au même endroit nous inquiétait un peu.

​On a continué à réfléchir à ce projet​,​ à force de voir passer ces bus jaunes, Benoit ​s’est simplement dit : « tiens, pourquoi notre cabane ne serait-elle pas roulante ? » Un échange de regards avec un petit sourire, nous savions que nous tenions quelque chose. On a donc commencé à se renseigner sur la reconversion de school bus et nous sommes tombés sur le bus de Hank, un gars d’une trentaine d’années diplômé d’une école d’architecture qui avait construit un bus incroyable tout en bois et très fonctionnel.

L’idée était lancée et plus personne ne pouvait nous arrêter​. Même nos parents, , qui étaient un peu inquiets par rapport à la sécurité dans certains pays d’Amérique centrale, n’ont pas réussi à nous détourner de notre objectif.

Pourquoi l’Amérique latine ? Une évidence pour nous, ​on adore la culture et la diversité des paysages qui nous attendait et les activités qu’on allait pouvoir y pratiquer !

Vous avez trouvé des inspirations similaires avant de vous dire « Ok on se lance vraiment dedans » ?

Nous avons lancé l’idée et l’avons retournée dans tous les sens pendant plusieurs mois. Nous pensons qu’un projet ne peut naître sans inspiration.

Tout d’abord, nous avons étudié beaucoup de start-ups dans le monde du voyage pour voir ce qu’elles proposaient et comment on pourrait arriver à trouver un projet innovant. En regardant des entreprises comme Airbnb, Booking, Evaneos, nous avons essayé de trouver un projet qui proposait une expérience inédite : “Voyager dans un school bus avec une équipe qui s’occupe de tout en fonction de vos envies !

Nous avons ensuite découvert « let’s be nomad » qui ​est un concept un peu similaire que le nôtre en Europe : Un hôtel itinérant. Un projet très bien mené par des gens fantastiques. C’est un bus qui peut accueillir jusqu’à 6 personnes dans de parfaites conditions.

Une fois le concept bien mis en place, nous sommes partis en quête d’inspiration pour la construction du bus. L’objectif était de construire un studio roulant nous permettant de mener à bien nos projets photos et vidéos mais également de recevoir nos convives dans de parfaites conditions !

Grâce aux ressources actuel​les​, on ne manquait pas d’inspiration sur des ​reconversions de school bus : Expédition Hapiness, let’s be nomad, Outside found, Hank bought a bus

Mais nous avons également trouvé énormément d’inspiration, non pas sur des bus​,​ mais sur des vans.​ On s’est très vite rendu compte qu’il fallait rivaliser d’ingéniosité pour optimiser toute la place disponible. ​

Et en dehors de cette aventure, vous faîtes quoi dans la vie les gars ?

Nous sommes deux meilleurs potes d’enfance avec deux parcours bien différents​,​ mais très complémentaires pour un projet comme celui-ci.

Paul a fait une école de commerce, Kedge Marseille, qui lui a permis de vivre dans 4 pays différents. Il a donc une très bonne vision du voyage. Il parle aujourd’hui 4 langues et viens de finir un VIE (Volontariat International en Entreprise) au Brésil, en tant que chef de chantier sur l’organisation des Jeux Olympiques.

Benoit, lui, a suivi une formation de 5 ans à Hetic, une école sur les métiers du web. Benoit est product designer​. ​​Il est passionné par la création d’expériences innovantes et par tous les métiers qui l’entoure. Spécialisé dans le web, il a travaillé pour quelques agences et start-up. Il est aujourd’hui fraîchement diplômé.

 

Du coup, on gère comment le taff quand c’est comme ça ? Congé sans solde ou vous êtes carrément plus sur une démission ?

Nous avons eu la chance de tous les deux terminer nos études au même moment​.​ Paul terminait son VIE à Rio où il participe à l’organisation des JO et Benoit finissait son stage de fin d’études chez Adotmob, une start-up dans le monde de la publicité. C’était le moment où jamais non ?

– J’imagine qu’on ne s’improvise pas architecte du jour au lendemain, ça demande quelles compétences de retaper un school bus pareil ?

Effectivement, on ne s’improvise pas architecte​ ! Cependant, avec un gros travail de préparation et une motivation inébranlable on y arrive ! Dans un premier temps, comme dans tout projet, il faut définir des objectifs. En l’occurrence, nous avions ​3 objectifs principaux :

  • Avoir un bus indépendant en matière d’énergie qui nous permettrait à n’importe quel moment de pouvoir charger et travailler dans de bonnes conditions.
  • Avoir un bus confortable et très optimisé ​niveau rangement​s​ pour accueillir nos convives.
  • Et​ surtout, ​avoir un bus avec une bonne gueule… ​On va vivre pendant un an à l’intérieur, il est toujours plus agréable d’avoir un endroit où l’on se sent bien.

Après on commence à la base c’est-à-dire un stylo, une feuille et environ 100 croquis différents pour arriver à trouver finalement celui qui nous convient. Bien s​û​r, il ne convient jamais ​à 100%, ​mais on finit par choisir​ et les plans changent à chaque étape du bus, ils évoluent, s’améliorent.

Les vraies compétences qui sont requises sont celles d’un ébéniste, surtout pour un projet comme ​ça​. Avec du recul, quand on voit le bus sur la route​, on se dit qu’on aurait fait certaine​s​ chose​s​ ​autrement en tout cas plus solide, mais encore une fois c’est de l’optimisation !​ I​l faut savoir construire de​s structures ​solide​s en mesurant au millimètre près, se servir donc d’une visseuse, d’une disqueuse, d’un fer à souder, de nombreuses scies et surtout savoir utiliser les bons outils à chaque situation.

L’achat du matériel est aussi très important, quand on ne connaît pas, on peut rapidement faire 4 aller​​s-retour​s​ au magasin pour changer les morceaux de bois.​ ​Il faut également être le plus organisé possible pour arrêter de perdre toutes les trente secondes son crayon ou son mètre ! (oui, ça sent un peu le vécu ahah).

En conclusion, beaucoup de chose​s,​ mais c’est passionnant…

– Je suis sûr vous avez dû avoir bien des galères ou anecdotes tout au long de cette aventure. Certaines vous ont marqué plus que d’autres ?

1.

La première galère a été le voyage pour arriver à San Diego, notre avion a été décalé de plus de 10 heures nous laissant avec nos 80 kilos dans l’aéroport. Beaucoup trop excité par notre projet, ce n’était pas un problème !

Nous sommes arrivé à Los Angeles après un long vol pour ensuite prendre un train qui nous a amenés jusqu’à San Diego, un train de 2 heures.

Mais avec notre chance divine nous sommes resté bloqués plus de 8 heures dans le train à l’arrêt complet. Après deux ou trois bières nous avons pris notre mal en patience pour finalement changer de train et arriver à destination après 35 heures de voyage !

2.

Lors de la construction du bus, nous avons donc commencé à vider le bus et tout nettoyer. À l’arrière du bus se tenait une espèce de radiateur, nous ne savions pas du tout à quoi il servait mais été recordé à l’avant du bus avec un énorme tuyau noir. À force de le voir trainer Benoit ne pouvait plus le voir en peinture et demanda à Paul s’il pouvait couper ce tuyau…
Paul le regarda et dit franchement je sais pas, on devrait attendre un peu plus. Benoit lui dit : je le coupe oui ou non ? Pas de réponse de Paul, le tuyau c’est fait exploser en deux en l’espace de trois secondes !

Sauf que bien évidemment un tuyau contient forcément quelques choses, de l’air ? En l’occurrence non, c’était le liquide de refroidissement du bus qui a giclé pendant plus de 10 minutes partout dans le bus !

Nous avons donc regardé un peu trop tard sur youtube et compris que c’était un chauffage qui était relié directement au moteur, mais plus de peur que de mal, nous l’avons réparé très rapidement !

3.

Dans les histoires de câbles, Benoit, encore, (un peu trop pressé) était en train d’enlever le revêtement du sol sous le siège. Un petit tuyau noir qui dépasse ? Cette fois-ci il décide de le conserver mais en raclant trop prêt de celui-ci, il finit par le percer… Cette fois-ci de l’air, l’air des freins… Donc plus de frein mais bon le bus restait sans bouger pendant 2 mois donc nous avons décidé de régler le problème plus tard ce qu’on a fait !

4.

Le dernier jour où nous habitions au Ranch, nous avons organisé un petit barbecue, les cameras sorti nous prenons quelques plans pour nos futures vidéos. Un des colocataires avait sorti sa moto pour faire une petite démonstration, du coup nous avons sauté sur l’occasion pour faire quelques plans avec le drone. Mais commençant à le maitriser un peu on s’est légèrement enflammé pour qu’il finisse bloqué dans un arbre à 4 mètres de haut.
Résultat, une vingtaine de personnes entrain de jeter des chaussures pour essayer de le décrocher. Il s’en est pas trop mal tiré ! (bon il est mort aujourd’hui).

– Vous vous êtes organisé comment durant ces deux mois de taff, entre le matériel, les plans d’aménagement, de route, la com et autres ?

Deux mois déjà c’est très court pour un travail de cette envergure mais on est toujours plus efficace quand les deadlines sont serrées cela permet d’être toujours à fond sans relâcher la pression.

Les deux mois sont donc passés très vite, la première semaine avait pour objectif de trouver un bus, et pas n’importe lequel, il fallait un bus qui rentrait dans notre budget et qui était prêt à nous suivre sur 40 000km.

Après avoir trouvé le bus, nous avons eu la chance de trouver directement un ranch où nous avons loué une petite maison « guest house » sur le terrain à même pas 10 mètres du bus. Un ranch avec un terrain de volley, une piscine, un atelier avec tous les outils nécessaires et 7 collocs exceptionnels, le paradis quoi !

La première étape était de tout vider et de tout nettoyer, on pensait faire cela en 2-3 jours mais ne jamais sous-estimer le nombre de choses à faire pour vider un bus de 12 mètres de long et de 1994…

C’était une première étape magique, tous les jours de nouveaux objectifs. Les sièges enlevés, nous passions aux différentes couchent du sol, puis les côtés du bus… Croyez nous un bus de 1994 cache de belle surprise ! Mais par chance aucune rouille et après un bon coup de nettoyage elle était prête pour l’étape suivante !

Natasha (le bus) enfin vide et toute propre, il fallait maintenant passer à la construction… Là on arrivait dans un domaine d’expertise que nous maitrisions moins, beaucoup moins !

N’ayant pas vraiment de grosses compétences en menuiserie même si nous sommes tous les deux bricoleurs, nous avions anticipé la problématique.

Deux de nos meilleurs potes, Max Paton et Antoine Alberteau. Antoine l’ébéniste et Max le cuissot oenologue étaient sur les starting block pour partir de Paris et venir à notre aide pour 3 semaines !

Tonio en arrivant prit les commandes de la construction du bus en mettant en place une organisation de vrai professionnel tandis que Max lui était responsable du vin et de faire maturer de la bonne viande matin, midi et soir.

Maintenant nous sommes 4 sur le chantier ce qui nous permet de nous répartir les tâches et de ne pas perdre de temps, le bus n’était jamais seul et il progressait de jour en jour, comme nos compétences d’ailleurs.

Après trois semaines de travail le bus avait complètement changé et prenait forme, la cuisine, le lit et le salon tenaient debout !

Nos potes nous laisser finir le travail et nous arrivions sur le dernier sprint le plus intensif ! Il nous restait à peine 3 semaines pour terminer le bus et encore énormément de travail mais avec une grande détermination et de nouvelles compétences nous étions au taquet !

Pendant que Paul commençait à construire les cloisons des dernières pièces, toiletti et douche, Benoit se chargeait lui de mettre en place toute l’électricité que nous avions reçue grâce à notre partenaire Goal Zero qui nous a offerts plus de 5 000€ de matériel. Enfin les lumières s’allumaient et les bières rafraîchissaient dans notre frigo !

Le dernier obstacle qui se mettait en travers de notre chemin était la plomberie ! Notre persévérance et nos compétences ne menant à rien nous avons décidé de changer de stratégie et commençaient à demander de l’aide dans tous les sens à toutes les personnes de nos entourages.

Par miracle, une charmante demoiselle nous a donné le contact de son père qui était à la retraite et qui avait dirigé une compagnie de plomberie pendant plus de 40 ans.

Ernie, un Colombien qui s’était installé à San Diego bien des années auparavant passait nous rendre visite pour essayer de nous aider. En voyant le bus et le projet, il savait tout de suite que ce serait impossible de nous expliquer comment faire et qu’il allait devoir mettre la main à la pâte s’il voulait nous voir partir avec de l’eau dans ce bus !

Nous voilà sur la dernière semaine à travailler d’arrache-pied mais avec l’aide d’un professionnel totalement indépendant sur son travail. Il a travaillé pendant 1 semaine et nous a demandés de ne payer uniquement le matériel. En plus de nous faire le travail, il nous a fait passer une semaine incroyable, un grand personnage que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Un grand merci à toi Ernie !

L’eau qui coule, les parois montaient, la lumière qui brille. Natasha est prête, enfin presque mais on l’optimisera sur la route ! Place au barbecue et pot de départ, prochaine étape Arizona pour faire les papiers du véhicule !

– Pour nous donner une meilleure idée, ça représente quoi comme budget d’acheter un bus pareil et de le retaper ?

Le bus nous a coûté 6000$ et la rénovation un peu plus de 35 000$ soit un total de 41 000$.

Nous avons mis 12 000€ chacun de côté pendant un an de travail puis on a fait un prêt de 10 000€ à la banque. Nous sommes donc partis avec 44 000€

Nous avons également eu la chance d’avoir pas mal de partenaires qui nous on permet d’économiser une bonne dizaine de milliers d’euros supplémentaires (plomberie, électricité, parquet, kayak, paddle…)

– Il y a un truc que j’ai trouvé très cool dans votre projet, c’est le principe de mettre votre bus à dispo sur Airbnb tout au long du voyage, vous pouvez nous en dire plus ?

Oui, c’était en effet l’idée de base, proposer notre bus sur Airbnb ! Une idée qui a changé puisque quand nous avons mis le projet en ligne sur nos réseaux, nous avons eu une très forte demande de personnes souhaitant venir passer 1 ou 2 semaines à bord du bus.

Nous avons donc arrêté l’idée d’aArbnb mais de proposer une offre directement sur notre site internet.

Le bus est disponible pour des voyageurs qui souhaitent venir vivre une expérience inédite dans le pays de leurs choix. On reçoit donc les clients à un aéroport pour voyager avec eux en offrent « all inclusive » et les déposent à un autre aéroport à la fin. La semaine est à 750 euros par personne ce qui comprend le trajet, le logement, la nourriture et les activés du bus.

Nous sommes complètement pleins depuis le début de l’aventure en ayant reçu 6 voyageurs pour des durées de 1 semaine à 20 jours. Les prochaines disponibilités sont pour Octobre !

– Et si on cherche à vous rejoindre en essayant de prévoir un peu, on pourrait déjà savoir quand vous serez en Argentine par exemple ?

Oui parfaitement, nous avons un site internet (www.labrigade-schoolbus.com) qui permet de voir le calendrier par pays et de savoir si le bus est complet ou s’il reste encore des places. En fonction de chaque groupe de voyageurs nous organisons un voyage sur mesure en fonction des envies de chacun. En clair notre objectif est de leur faire passer les plus belles vacances de leur vie ! Le bus est capable d’accueillir des groupes de quatre personnes en parfaite condition (5 ou 6 avec les copains^^).

– J’ai cru comprendre que vous recherchez des partenaires tout au long de ce road-trip, vous avez des besoins en particulier pour la suite ?

Nous avons aujourd’hui une dizaine de partenaires, des boîtes qui nous ont aidés dans la construction, dans l’équipement du bus et dans les activités. Aujourd’hui nous sommes bien entendu ouvert à toutes sortes de partenariats qui correspondent à notre projet. Nous allons traverser des pays où le type d’équipement va changer (orienté plus froid, montagne…)

Nous allons très prochainement lancer un crowdfunding car nous avons une grosse dépense qui arrive, en effet pour passer le bus du panama à la Colombie il n’y a pas de route, nous allons donc devoir mettre le bus sur un ferry pendant 4 jours ce qui nous coûte entre 6 000 et 7 000$. Ce crowdfunding sera axé sur le B2C mais également sur le B2B permettant à des entreprises de rejoindre l’aventure (visibilité avec des stickers sur notre bus et des bibliothèques photos libres de droits…).

– Les préparations terminées, placent désormais à la grande aventure ! C’est quoi la suite maintenant ?

L’aventure a déjà bien commencé puisque nous avons déjà traversé plus de 3 pays. Nous sommes restés 2 mois au Mexique où nous avons navigué de plage en plage en ayant reçu 5 brigadiers. Nous avons ensuite fait le Belize durant quelques jours puis le Guatemala où nous sommes restés 3 semaines ! Natasha se porte au mieux !

Le premier objectif va être de réussir à récolter de l’argent avec notre crowdfunding pour pouvoir passer le bus du panama à la Colombie sur le ferry, puis dans un second temps d’emmener Natasha jusqu’en terre d’Ushuaïa pour venir finir à Rio pour le carnaval en février !

– Merci beaucoup les mecs d’avoir partagé cette magnifique expérience avec nous ! On vous laisse le mot de la fin 🙂

C’est du rêve à l’état pur… 😉



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AntoinePlu





 
 

 

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One Comment


  1. Un brigadier Mexicain

    Super article qui raconte bien l’aventure depuis son origine, et prélude bien des aventures futures. Good luck LA BRIGADE



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