Artiste : Jimmy Edgar
Album : Majenta LP
Label : Hotflush records / Facebook
Date de sortie : May 2012
Disponible sur : Juno
Photographe, réalisateur, designer, musicien au groove auditivement transmissible, Jimmy Edgar change aussi bien de casquettes que vous de chemises, et on y a du mal à discerner l’artiste total du control freak chez ce nâtif de Détroit. D’ailleurs même la ville n’a aucun prise sur ce garçon, lui ne faisant ni house, ni techno, ni du Eminem. Chronique.
Il y a des signes qui ne trompent pas pour savoir si votre avenir sera radieux ou non, pour Jimmy ça a été la signature chez Warp Records, ceux-ci étant intrigués par la quantité de sexualité émanant d’un si petit synthé, comme quoi c’est pas la taille qui compte. 4 albums sans une faute de goût, ça force au respect et ça met la barre (de qualité) très haute pour écouter ce « Majenta », première écoute de cet LP sorti chez Hotflush Records.
Les synthés ? Toujours lancinants. Les basses ? Trop indécentes pour en parler. La voix ? Du Kraftwerk en rut oui, du Prince robotisé sûrement (on ne parle pas d’auto tune ici, ça serait vulgaire). La musique ? Encore très funk, souvent hip-hop et comme si ça ne suffisait pas, Jimmy a poussé le bouchon vers le UK funky (indigo mechanix 3D), et on croirait presque à une incursion en territoire techno parfois (heartkey).
Évidemment, je ne vous fais pas un dessin, les thèmes abordés sont plus que suggestifs avec des titres comme « touch yr bodytime » « attempt to make it last » ou « I need your control » et chacun pourra y aller de son interprétation salace, mais courtoise. Et c’est bien là où réside le talent de Jimmy Edgar, vous faire penser à ces choses, sans que jamais cela ne devienne malsain ou trash. Avec une certaine classe donc. Comme l’artwork de son album, représentant une poupée gonflable. Pas choqués ? C’est normal, c’est fait avec finesse et par ses propres mains.
On regrettera tout de même la longueur de cet LP possédant 2 interludes, et qui nous laisse un peu sur notre faim. A défaut de plus, on se consolera en se disant qu’on vient d’écouter un des meilleurs album de musique électronique de 2012. Oui. Sans hésiter.














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