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Art and Design

24 septembre 2015

Le street art à l’honneur pour l’exposition « Pressionnisme »

Ce n’est une surprise pour personne, les arts de rue font de plus en plus parler d’eux et en viennent même à avoir leur place dans les plus grands musées des plus grandes mégalopoles. Il en aura fallu du temps avant que le Hip Hop ou la scénographie urbaine soient mis au rang de disciplines purement culturelles et artistiques.

Souvent relayées au plan d’activités propres aux clivages sociaux que l’on connait, les arts de rue ne furent mis en lumière au grand public qu’à la fin des années 90. Toutefois, ces mouvements urbains remontent -pour ce que l’on en connait le plus- à la fin des années 60. Entre soulèvements sociaux, politiques et religieux, la masse populaire a trouvé dans le Street art un renouveau de l’expression artistique qui s’éloigne des codes traditionnels appliqués par les plus grands peintres, dessinateurs et écrivains à l’esthétique classique.

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Lorsque l’on parle “street art”, outre les spécialistes et adorateurs du mouvement, la masse populaire tend à penser que ce dernier est dénué de codes ou d’organisation. L’exposition “Le Pressionnisme, les chefs-d’oeuvre du graffiti sur toile” mise en place par la Pinacothèque de Paris, a pour but de casser ces a prioris et de mettre en avant ce qui se cache derrière ces artistes, souvent inconnus. Aussi, l’idée étant de mettre en avant le message puissant des oeuvres qui ont bouleversé la scène parisienne, new-yorkaise, londonienne ou même berlinoise :

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Si les toiles récentes d’art urbain sont une évidence pour le grand public qui les côtoient en galerie, peu savent encore que, depuis les années 1970, les artistes graffiti créent en atelier une véritable production sur toile, loin de la rue et du Street Art dans lequel on les cantonne. En effet, dès les origines, les graffeurs, parmi lesquels Coco et Phase 2, se regroupent autour d’Hugo Martinez au sein de l’UGA (Union of Graffiti Artists) pour exposer leurs œuvres dans les galeries.

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Pressionnisme présente plus de 100 peintures réalisées à l’aérosol ainsi que plusieurs croquis permettant de détailler le processus de création atypique lié au graffiti. De Basquiat à Bando, en passant par Lady Pink, Rammellzee et Toxic, les plus grands maîtres français et américains sont ainsi exposés au musée de la Madeleine.

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Bien que l’exposition ne couvre qu’une période allant de 1970 à 1990, Pressionnisme se présente comme un recueil d’oeuvres qui constituent les prémices d’un mouvement social qui expose des problématiques toujours d’actualité. Bien loin du stéréotype du “vandale” que l’on prête aux graffeurs, les artistes comme Remmellzee, sont de véritables artistes engagés porteurs d’un message puissant et pertinent.

Grâce à une multitude d’informations qui accompagnent les oeuvres, on découvre ainsi comment la première école de graffiti s’est montée à Paris et comment la scène du graffiti a créé un pont culturel entre la France et les États-Unis. Jack Lang est d’ailleurs présenté comme un véritable précurseur dans la sphère politique internationale puisque c’est lui qui, en 1991, invitera les grands maîtres du graffiti à exposer au Musée des Monuments français.

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Bien que les oeuvres plus modernes manquent cruellement à l’appel, l’exposition Pressionnisme saura ravir les néophytes de la peinture à l’aérosol. Les matières, les couleurs et les styles des “Writers” se bousculent, se mélangent, se différencient et présentent la transversalité de cet art. Beaucoup plus technique qu’il n’en parait, la vulgarisation du tag n’a pas sa place ici.

Victime de son succès, Pressionnisme, qui devait normalement s’arrêter le 13 septembre, est prolongée jusqu’au 18 octobre. Ne perdez pas une minute et prenez vos places ! Event Facebook : ICI



About the Author

Sarah Régis-Lydi
Enfant de la génération Y, je prends mon pied à triturer les concepts, les sons & les mots/maux. I read, I talk, I write! (music, litterature, fooding & lifestyle) Sarah, rédactrice/traductrice pour The Chemistry Mag,




 
 

 

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