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Interview

5 avril 2016

L’interview du prof #2 – Club Cheval (FR/EN)

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Français

Orgues du « Grand Nord », théorie du chaos, MC Pikachu, « cadavre exquis » et MC Bin Laden ausssi. Bref. The Chemistry Magazine est allé à la rencontre de Club Cheval ! C’est l’interview du Prof.

Après un duo d’EP remarquables et quelques remixes pour Rihanna ou encore Two Doors Cinema Club, le groupe lillois nous propose son premier album : « Discipline ». Et l’on attend déjà le second !

Club Cheval // FacebookSite 

INTERVIEW

TC : Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Pantheros 666 : On s’est rencontrés quand on était encore étudiants à Lille. Myd a rencontré CB (Canblaster) dans un bus ; ils allaient ensemble à un festival du court-métrage dans le Pas-de-Calais. Un petit truc. CB a fait écouter un CD de démo, du coup ils ont commencé à bosser ensemble et moi en parallèle, j’ai rencontré Sam Tiba à l’université. Et on était un peu les deux mecs obsédés de musique et par potes interposés, on s’est rencontrés avec les gars. On se recroisait souvent dans les soirées, concerts (etc…).
Sam Tiba était à fond dans le bail funk et moi plutôt dans le disco eurodance. Et petit à petit, on s’est dit qu’on avait tous envie de faire de la musique de club donc rassemblons nous !

TC : Mais d’où vient cet étrange nom ? (Parce que honnêtement, quand on tape ça sur Google, on tombe plus facilement sur des poneys club)

Pantheros 666 : Avant on s’appelait « Cheval ». On aimait bien l’animal et puis ça inspirait noblesse, robustesse, un truc bien « gladiator » ! Mais c’était introuvable sur internet. Les gens nous disaient : « on ne peut pas vous trouver avec un nom pareil ». Du coup on a rajouté club comme on était un peu club – façon « cercle des poètes disparus » – mais en bossant de la musique électro chacun dans son coin. C’est comme ça que Club Cheval est né !

TCPour ce qui est de la compo, vous êtes beaucoup, comment vous organisez-vous?

CB : Il n’y a pas vraiment d’organisation, ni de protocole. On va en studio, ceux qui sont là, sont là et on se relaie tous un petit peu.

Pantheros 666 : On part d’une démo qui existe souvent faite par une ou deux personnes. On va travailler toute une journée dessus et une fois que c’est prêt et qu’un des binômes de Club Cheval a tout dit créativement sur cette démo, il va la refiler aux autres qui vont soit tout détruire, soit tout recréer. C’est un peu une manière de travailler spéciale. En littérature, c’est un « cadavre exquis ». Pour qu’un morceau soit vraiment Club Cheval, il faut qu’il y ait peut être eu une trentaine de versions et de passes. On fait des « théories du chaos », on change le tempo, on secoue tout. Et ce qui donne ce résultat unique, partagé, long, dans lequel il y a plein de réflexions. Ce qui fait des morceaux très riches.

TCOn retrouve quatre interludes dans l’album dont chacun d’entre vous en est l’auteur. Cela divise quelque part l’album en cinq parties. Il y-a-t’il une logique dans tout ça ?

Pantheros666 : Oui complètement ! Les interludes, on les a composé avec des morceaux de la chanson précédente et dans les styles qui nous convenaient le mieux. La mienne, j’ai décidé de faire « l’ouverture des portes de l’enfer ». Alors que le morceau d’avant était plus « mignon », plus confiant. Et l’interlude que j’ai fait, casse un peu cela. Ensuite c’est le morceau « Discipline », truc de teuf et d’exubérance.

CB : Mon interlude : le thème, c’est plus les arpèges froids du Grand Nord. Et après, il y a plus de morceaux basés sur des arpèges comme dans le morceau « Other Guy » par exemple.

TCConcernant les « featuring » ultimes pour le prochain album, vous envisagez qui?

Pantheros666 : Moi je serai chaud sur MC Pikachu et MC Bin Laden. C’est les nouveaux mecs du bail funk brésilien. Vraiment cool !

CB : Après, il y a plein de chanteurs qui nous plaisent aux U.S.A.. Moi, j’aime beaucoup « Jeremih » en ce moment. Et puis cet été, on ré-enregistre des voix et c’est souvent sur place que le choix se fait. Tu le fais avec les gars en live. Je crois pas trop au truc de collaboration à distance. J’aime mieux cette façon de bosser.

Pantheros666 : Il faut bosser d’humain à humain. Il faut que ta track soit unique et pas juste le fruit d’une réflexion académique et intellectuelle d’un mec qui fait de la musique. Il y a des paramètres qui n’interviennent que lors de travaux entre humains.

TCVotre premier clip pour « Discipline » se passe lors d’une soirée un peu folle, comment s’est déroulé le tournage ?

Pantheros666 : On a ramené des enceintes, des platines et fait en sorte que ça soit une vraie fête. On a fait un vrai dj set pour les figurants qui étaient là. Souvent dans les clips, ils ne mettent même pas la musique. Et les gens doivent faire semblant de danser. Nous, on voulait à tout prix éviter ça et c’est pour ça qu’on a fait une vraie teuf ! C’était dans une baraque énorme. C’est donc beaucoup plus simple à filmer.

CB : On a vraiment fait le truc plusieurs fois où on coupait le son et où tout le monde courait pour aller se percher dans la maison !

TCOù le tournage s’est déroulé ?

Pantheros666 : À Chantilly, une maison qui appartient à une grand-mère dont le mari était brocanteur, du genre Champollion. Il y avait une fresque égyptienne quasi ésotérique dans sa chambre qui était violette. Mélange Egypte et LSD des années 70. Et cette maison a été trouvée par les J.A.C.K (ndlr : alias Julien CHOQUART et Camille HIRIGOYEN) qui sont les réalisateurs du clip. Un duo de réalisateur qui a bossé pour Madonna, Christine and the Queen (etc…). Et on était très content de bosser avec eux.

TCQuelles sont vos prochaines dates de live ?

CB : Le 26 mars à Panoramas Festival et après on va en faire pas mal au Printemps de Bourges (…). En France principalement. Après on part directement aux USA. Ça sera très long ! C’est un gros pays. On répartit le tout sur plusieurs mois, sans doute au moins une vingtaine de dates. On va perdre des kilos ! Mais à chaque fois que tu te dépenses, tu regagnes tes points de vie sur scène en faisant de la musique.

TCSur scène, c’est un live avec de vrais instruments ?

Pantheros666 : « Oui ! CB s’occupe de tout ce qui est synthé polyphoniques, Sam des voix, Myd des basses et leeds. Moi tout ce qui est rythmiques avec des percussions électro, des boîtes à rythmes (etc…). On s’est réparti chacun les postes dans lesquels on était les meilleurs.
Tout sort des machines. Le son est beaucoup mieux en plus. C’est comme si tu avais un groupe en studio mais devant les gens. »

TCEt vous laissez place à l’impro. ?

Pantheros666 : Oui, bien sûr ! Et puis nous, on s’éclate plus à le faire !

C’était Club Cheval et à bientôt avec Le Prof sur The Chemistry Magazine !

English Version (Click Here)

Deep north organs, Chaos theory, Mc Pikachu, exquisite corpse and MC BenLaden. In other words, The Chemistry Magazine recently met Club Cheval ! Let’s enjoy an exclusive interview led by Le Prof.

After a pretty good EP and remixes for Rihanna or even Two Doors Cinema Club, the band offers us their very first album entitled Discipline. We are already thrilled about their second. Therefore, The Chemistry Magazine recently met Club Cheval ! Let’s enjoy an exclusive interview led by Le Prof.

INTERVIEW

How did you guys meet ?

Pantheros 666 : We met when we were in college in a the famous french city called Lille. Myd met CB in a bus – they were going to the same film festival, a small one you know. CB made him listen to a demo and then they started working together. Me, on the other side, I met Sam Tiba when I was in college too. We were the guys who were obsessed with music and therefore we met the rest of the band thanks to other friends. We were hanging out with pretty much the same people, going to the same shows and parties. Sam

Sam Tiba was really into funk music whereas I was into disco and eurodance music. There more we were hanging out together, the more we wanted to work and make something together.

Okay, but this doesn’t explain you weird name band ! (Let’s be honest, when you tape “Club Cheval” on line, you basically find pony club website pages)

Pantheros 666 : We used to call our band “Coeval” because we obviously love this animal and it makes us thing of nobility, robustness and all the stuff that have to do with gladiators. However, with that name it was like impossible to find us online. People kept saying “how can we find you if you guys use this name?!”. Then we decided to add the word “club”, just because we have like our own little private club working on our music. That’s how is Club Coeval was born.

When it comes to compose music, how do you work ?

CB : There is no such thing as proper process. We just go to the studio, do our thing.

P666 : We start with a demo and then we work on it all day long in pair and when we are done the rest of the group work on it. It’s kind of an unusual way to work. In literature, they call that an exquisite corpse. To achieve a sound that corresponds to Club Coeval, there must be at least 30 versions of the tracks and multiple work sessions on it. We experience chaos theory, we change the mood and the rhythm. We do everything we can so the result becomes something unique, something we shared and work our asses off, which leads us to something rich and complete.

The album is composed of 4 interludes each of which has been composed by on member of the group, and in the end divides the album into 5 parts. Is there any logic in this ?

P666 : Definitely, yes! Interludes were composed along the song that precede them in the album. Mine for instance is like « an opening of doors to hell”, whereas the track that precedes it is just cute. With this interlude I just wanted to break all this. Then comes Discipline which is more vibrant and fits to a party atmosphere.

CB : My interlude on the other hand is more cold like the deep north and goes with some other tracks in the album.

If you had to include THE ultimate featuring for the next album, who would you like to pick ?

P666 : I’ll be definitely down for working with MC Pikachu and MC BenLaden. These guys are pure geniuses when it comes to Brazilian funk music. That would be cool.

CB : There are many singers coming from the US that we like. Lately I’ve been listening to Jeremi. Nevertheless, I don’t really believe in long-distance collaborations. I like to work with people being in the same room and the same studio.

P666 : Your work has to be full-fledged human beings. Your track has to be unique and not just the result of an academic and intellectual reflexion of a dude making music. There are some parameters that come only come to the way when human beings interact.

The first music video for Discipline happens while a crazy party. How did the shooting go ?

P666 : We just brought some speakers, turn-tables just like in a real party. We made a real dj set for all the extras who were there. Usually people do not even play music when shooting music videos. People have to pretend they are dancing on music, which is lame. That’s why we wanted it to be a real party. It was in a gigantic house which was easier to shoot.

Where was it ?

In a city called “Chantilly”. The house belongs to an old woman whose husband was a second-hand goods dealer like Champollion or something. There was an violet Egyptian fresco in the bedroom. It was crazy. It was like a mix between Egypt and 70’s LSD. This house was found by the J.A.C.K., the one who produced the music video. (Editor’s note : J.A.C.K. refers to Julien Choquart and Camille Hirigoyen). The duet also worked for Madonna, Christine and the Queen… We were really happy to work with them.

Next show ?

CB : April 26th during the Panorama Festival. Then we are going to perform to the french festival called Printemps de Bourges … Yeah for a couple of months we’ll mainly perform in France. And then we planned to go on tour in the US. It’s going to be a long tour as the country is pretty big. We will perform 20-ish shows all around the country during several months. We are going to loose weight and be exhausted but never mind because when you go on stage you earn even more life credits by playing music.

Talking about performing, did you plan to use a real instruments set ?

P666 : Yes ! CB is in charge of polyphonic synthesizers, Sam is in charge of voices, Myd is in charge of the bass playing while Leeds and I are in charge of drums. We all took what we were the best at. Everything comes out of machines, which makes a better sound. It’s like you were watching a band in a studio but with a proper audience.

Well, that leaves room to improv, right ?

Definitely and it’s even more fun for us !

This was Club Cheval ! See you around guys !
Le Prof

Translated by Sarah Régis Lydi 



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Simon
simon@the-chemistry.net




 
 

 

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