J’allais commencer cette critique du nouvel hymne des jeux olympiques composé par Muse, en élaborant une réalité alternative remontant à l’année 1990, un peu avant le décès de Freddy Mercury. Dans cette réalité alternative, je décrivais l’état psychologique de Freddy pendant l’écriture de la chanson « Survival ». Malheureusement, deux problèmes majeurs m’ont fait abandonner cette idée :
1. Je ne voulais pas compromettre le bon karma qui règne entre Queen et moi!
2. Même dans une réalité alternative, je n’ai pas réussi à trouver les arguments pour que Freddy puisse écrire une telle daube intersidérale !
Par où commencer ? Revenons d’abord à la réalité, même si dans ce cas, elle dépasse la fiction, car en entendant une nouvelle fois l’atrocité qu’est cette hymne olympique, j ai l’impression de replonger dans un de ces mauvais rêves où la chute vertigineuse est inéluctable.
Apres un album plus que douteux (pour rester poli), Muse récidive dans son trip mégalo en pensant s’octroyer ou même s’autoproclamer héritier de Queen. Mais mon cher Matthew Bellamy, tu n’es ni l’héritier de Freddy Mercury, ni la réincarnation du groupe Queen !!! Il me semble si loin le temps où Showbiz, Origin of Symmetry et Absolution me faisaient vibrer au point d’encadrer mes billets de concert sur le mur de ma chambre … (minute de nostalgie)
Donc Muse s’est trop longuement contemplé dans cette source d’eau au reflet destructeur dont les clapotements braillaient une symphonie imbue de narcissisme, des choeurs de contrefaçon, et des guitares nauséabondes. Ma seule source de réconfort est l’image d’un Matthew Bellamy en collants, avec une couronne de roi ou n’importe quelle autre tenue tapageuse ! Là, je reconsidèrerais ma critique et le féliciterait pour son sens de persévérance. Quitte à imiter Freddy Mercury, allons jusqu’au bout !
Sur une note plus positive, le comité olympique pourrait établir une nouvelle catégorie et décerner une médaille au spectateur qui auscultera le plus de fois sa montre pendant ces 5 minutes et 21 secondes de calvaire sonore. Car si les Jeux Olympiques sont l’évènement sportif le plus chiant, il y a 24 heures de cela, je n’aurais jamais pensé leur faire référence dans une chronique. Sur ce, Bravo !













