Ca a commencé avec Jimmy Edgar, qui nous parlait de l’état dépressif des portraits à la peinture à l’huile de Paul W. Ruiz lorsque nous l’avons rencontré il y a quelques jours.
Le meilleur moyen pour découvrir un bon artiste est, sans aucun doute, de demander conseil à un autre bon artiste ; J. Edgar ne faisant pourtant pas partie de mes goûts musicaux favoris (la peinture à l’huile non plus d’ailleurs) ce fut un réel défi, la curiosité étant une mère fiable : je suis quand même allé admirer les oeuvres de Ruiz.
Evitant souvent l’huile, comme je le disais, trouvant peut être qu’il existe maintenant d’autres procédés plus intéressants à exploiter en ce nouveau siècle, et pourtant… qu’importe, il m’était impossible de laisser de côté un artiste comme lui. A la première vue de ses toiles, on se rend très vite compte du degré d’émotion, presque perturbant, quasiment palpable, déchargé par ces visages aveugles, aux couleurs réfléchies, ne parlant presque qu’avec la texture que le peintre leur offre. Tantôt rugueuse, tantôt recouverte d’arrêtes lisses et entrecoupées, c’est moins avec le regard absent de ces portraits que Ruiz communique avec le spectateur mais plus encore avec la profondeur que leur apporte l’esthétisme des nuances entre les textures froides et lisses et les métamorphoses du vide partant du blanc au chaud, rendant ainsi à l’oeuvre tout son vivant.
Après le lancement de sa première exposition solo en 2005, les œuvres de Paul W. ont attiré des collectionneurs australiens et à l’étranger tout en étant représenté à Melbourne et basé dans diverses galeries. Son travail est désormais représenté au côté d’artistes de premier plan dans plusieurs pays émergents, mais surtout aux galeries Lindberg.
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