Album : Shrines
Label : 4AD
Date de sortie : 24 Juillet 2012
Disponible sur : 4AD Store
Français
Bonjour, bonsoir, aujourd’hui je me suis rasé. Ma ressemblance avec un sauvage voyageur itinérant commençait à prendre le pas sur ma véritable personnalité. Ainsi me transformais-je petit à petit, mon comportement animal rappelant celui du loup égaré loin de sa meute, rejetant mes préconçus de politesse et de bien-fondé. Une logique parmi des putains d’infinités s’écroulait à vue d’oeil, au détriment du raffinement délicat et romantique qui me caractérise si bien en temps normal. Le charme du sauvageon indompté mais sensible n’est peut être pas si efficace, la question mérite d’être approfondie. Les Jeux Olympiques sont finis, en tout cas aux yeux de la bêtise des gens, puisque si la télévision ne parle pas beaucoup des jeux paralympiques, c’est que sûrement leur importance voire même leur existence est relative. Mais ce n’est pas le sujet, han.
Cette semaine me voit encore dans une position étrange, puisque je me retrouve à chroniquer l’album de Purity Ring, « Shrines« . Me demandez pas, j’ai pas la moindre foutue idée de ce que ça veut dire. Nan j’déconne, ça veut dire sanctuaire/lieu saint ce genre de merde contemplative ou le recueillement et l’introspection dans un but d’élévation spirituelle et cosmique sont des piliers plus solides que tout. Alors, là j’suis baisé : j’ai tellement bien choisi mes mots dans la phrase précédente que j’ai presque déjà décrit mon ressenti sur ce joli 11 titres. Que faire maintenant ? Je vais vous le dire, je vais vous raconter des trucs un peu plus détaillés et puis j’comblerais avec un truc qui n’aura rien à voir. Oui voilà, c’est très bien ça.
Trêve de paroles inutiles, cet album est vraiment très chouette, un bon petit concentré de paradoxes. Le nom en lui même est très bien choisi, la notion de sanctuaire métaphorise très bien l’ambiance contradictoire qui m’a porté tout le long des pistes. Bah ouais, regardez, un sanctuaire c’est magnifique, reposant, planant, propice à la méditation et tous ces trucs louches. Et malgré ces chouettes aspects, ces lieux me font personnellement ressentir un malaise profond, quelque chose de malsain flottant dans l’air oppressant que mes poumons absorbent de plus en plus difficilement, le souffle court. J’vais crever putain. Ce ne sont que des images bien évidement, mais elles représentent assez bien mon vécu à l’écoute du travail de Purity Ring. Ces contrastes saisissant, entre un calme follement reposant et cette maladive chape de plomb qui s’empare de mon torse et de mon estomac, se justifient par la vie sensible et sauvage qui habite ces chansons. J’ai ressenti ce truc fort, et notez le parallèle impensable mais finalement très vrai avec mon introduction. Me voilà auto-satisfait, il est maintenant l’heure de combler avec un truc qui n’a rien à voir.
Voilà, voilà, je suis sûr que vous vous sentez vraiment mieux après ça.
Mes prochaines écritures saintes aborderont des commandements que je maîtrise mieux, comme le Hip-Hop, au hasard. En tout cas, « Shrines » est un très bon album, en partie grâce à ses imperfections. Comme les femmes finalement. Alors je n’ai pu qu’aimer, presque malgré moi. Mais j’suis un peu un connard de maso aussi. Mailez moi si intéressées. Donnez vous du Love.
English
Good evening everybody, I shaved today. I tended to look like a savage traveller which I think was taking the place of my real personality. I was slowly becoming a wild animal whose behaviour reminded me of a lost wolf away from his pack and rejecting all kind of politeness. There were no logic anymore and I lost the delicate refinement and the romanticism that usually make who I am. I guess the wild but sensitive character is not that effective. I have to dig deeper into this issue. Olympics are over, well that’s what dumb people think since tv channels pay few attention to Paralympics. But let’s stay focus guys.
This week again I’m in a tricky situation since I should write a paper on Purity Ring album entitled “Shrines”. Don’t even ask me what the fuck it means. Chill out, I’m just kidding. It means sanctuary, like a safe and blessed place, you know like these places where you can yourself in a private prayer or start an introspection in order to achieve a certain spiritual and cosmic elevation and all that crap. Okay, so now i’m fucked, like literally fucked. Indeed, using these words in the previous sentence I almost gave you my impression of this eleven-tracks gem. What do I do now? Let me tell you something, I’m gonna tell you more details about it and then I’m gonna fill in this paper with infos that have nothing to do with the album. Yeah, that’s it, let’s do that!
Anywho! This album is great even though it’s full of contradictions. The title itself is well chosen. The notion of the sanctuary is a great metaphor that characterises the contradictory atmosphere that you can feel from the beginning to the end of this record. You know, a sanctuary is beautiful and peaceful. It’s the ideal place and atmosphere for meditating and all these shady stuff. In spite of these great aspects, a shrine is something that deeply disturb me. It’s like there is something unhealthy with all that, something oppressive in the air that I inhale. My lungs can hardly bear it and I’m like short of breath. Fucking hell, I’m gonna die! Of course these are just metaphors but they precisely portray how I felt while listening to Purity Ring. These contrasts are striking. On the one hand you got this peaceful calmness and on the other hand this leaden shroud is crashing down on me. The tenderness and the savagery of these songs will blew me away. I felt something strong – please note that in way this sentence has an unintentional link with my intro. That’s pretty much everything and now I have to fill this paper in with something that has nothing to do with the subject matter.
My next “Scriptures” will tackle issues that know better like Hip Hop music for instance. Anyway, thanks to its imperfections, I can say that “Shrines” is a very good record. It reminds me of women actually that is why I could not help myself loving it. I guess I’m a masochistic bastard. If there is any interested ladies around here, please send me an email. Grant yourself some love.
Yours,
Krème Shin Han.
Liens :
Purity Ring : facebook / website / tumblr
4AD : facebook / website / purity ring page
Flore à la correction, Neb à la trad’.














