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Interview

29 mars 2016

Rencontre avec le duo Pogo x Pogo

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Written by: Maynard
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Salut les moches,

Aujourd’hui je m’adonne à un jeu vachement cool, celui de l’interview. Du coup ça parlera un peu moins de famille et on sera un peu moins vulgaires afin que votre lecture évolue dans le respect le plus total.

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Piqûre de rappel pour les mécréants : Pogo x Pogo ? On vous en a déjà parlé par ici !

Une interview, c’est avant tout une rencontre entre artistes et public, un meeting au naturel. C’est donc à la cool, dans ma planque parisienne ultra-secrète, que j’ai rencontré le duo âgé de 48 ans à eux deux réunis. Equipé en Fifa, canapés moelleux et bières, Pogo x Pogo se livre entre deux sourires.

INTERVIEW

Comment ça va les guys ?

Nico : On est super fatigués à cause de la soirée d’hier, on a plus l’âge pour ces choses là. C’était tellement bien que Ruben s’est endormi dans le métro.
Ruben : Ouais, on a passé une fat soirée ! Nous avons rencontré le crew Discothrill. Leurs artistes sont vachement cools, on a discuté dans la bonne ambiance.
Nico : Et on a parlé de perspectives artistiques sur le long terme aussi, de l’avenir. J’ai apprécié le Wanderlust, c’est la première fois que j’y allais.
Ruben : Nous sommes de Bordeaux, donc Nico ne connaissait que de nom. On a hâte d’y retourner cet été, avec les chapiteaux, le soleil, l’ambiance …

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Et c’est quoi l’avenir proche en ce qui vous concerne ?

Nico : On a un EP qui a de la matière, assez créatif. On sait qu’il intéresse, nous avons quelques pistes et surtout quelques propositions niveau sortie.
Ruben : On voit le projet dans sa globalité. Dans l’idéal il nous faudrait un plan de communication intéressant, des retombées digitales, des repost de chaînes Youtube … On a un bon projet, qui mérite un soutien digne de ce nom.

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Il s’appelle comment cet EP ?

Pogo x Pogo : « Feeling » !

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C’est un peu un nom choisi par des mecs fragiles non ? Vous avez l’air très sensibles mine de rien !

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Nico : On voulait raconter une histoire cohérente à travers l’EP, et chaque morceau raconte une histoire singulière. « Romance » par exemple, ressasse un passé qui nous marque encore. Il y a un côté très joyeux et mais aussi mélancolique. La track avec la chanteuse est encore bien plus triste, « Get Back Together », raconte une histoire vraie. La chanteuse à joué le jeu d’écrire avec ses sentiments, c’est ce genre de démarches qui nous plaît.
Ruben : La track libère une émotion. Quand on parle musique, il ne faut pas trop penser aux clichés. Tout aurait pu s’appeler autrement, il n’y a aucune importance. C’est la manière dont chacun vit la chose qui importe. Il y a un fil conducteur, et puis l’Outro clos bien le propos.

Vous m’avez rabattu mon caquet. Vous êtes un peu des gendres idéaux !
* Cette partie a volontairement été censurée. Nos propos ont migré vers des contrées où le non-respect et le délire ne font plus qu’un…

Ce qu’il faut retenir :

– Les mecs sont en couple, sorry les zoulettes !
Ruben est affreusement mauvais à Fifa (la rumeur court que c’est depuis sa naissance)
– J’ai réussi à leur faire boire de l’alcool au lieu de café

Sinon, vous écoutez quoi en ce moment ? Quelles sont vos influences ?

Nico : Pas mal de Lido, il a un univers atypique et surtout un talent monstrueux. J’admire aussi tout ce que fait FKJ, c’est tout simple un génie. On écoute un peu de future, afin de prendre ce qu’il y a de bon dans le genre et de l’assimiler.
Ruben : Ed Banger nous a fait mûrir musicalement. La bonne époque de Justice, Breakbot, c’était quelque chose ! Techniquement, la vague future est ultra intéressante à produire. C’est déstructurée, inspirant, nouveau.
Nico : Personnellement j’écoute beaucoup de Pop aussi, j’essaie d’intégrer l’essence de ce qui fait qu’un morceau marche.
Ruben : On prépare un remix pour un groupe qui s’appelle Blow, très pop électronique. Il a bien avancé. Constitué d’accords majeurs très classiques, très house, le drop qui fait penser au remix de jade
.

*A ce moment précis, nous nous sommes autokiffés mutuellement : Nous sommes officiellement les premiers à parler de « Drop Signature ». Avons-nous inventé le concept ? Je ne penses pas, et je n’irai certainement pas chercher à votre place.

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Un plat préféré ?

Nico : La soupe !

Ma, réaction, à chaud

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Nico : Nan mais en vrai, je n’allais pas sortir que je kiffe le steak frite, ça le fait moyen. T’imagines ? : « j’aime la mayonnaise, j’aime le Macdonald parce que c’est facile »*
*Accent Marseillais au top
Ruben : Il fait des super bonnes soupes d’ailleurs !
Nico : Ruben, je le gère complètement, je lui paie ses clopes et je le nourris,

Tu lui donnes le sein ?

Nico : Je le mets bien et dès qu’il est au top, on compose

Musicalement parlant, où vous voyez-vous dans 10 ans :

Nico : Tout dépend de beaucoup de choses, on peut rien prédire avec exactitude. En tout cas, si le délire marche on continuera à jouer, c’est certain.
Ruben : On fera toujours du son, qu’il soit considéré comme bon ou mauvais
Nico : C’est indissociable de notre vie, on en fera jusqu’au bout.
Ruben : Nico fait de la zik depuis qu’il es gosse, j’ai fait du piano toute ma vie,

Il me semble que tu avais un projet assez énervé de bass music, dans la veine de ce qui se faisait il y a 4 ans. Pourquoi as-tu arrêté en si bon chemin ?

Nico : Mon projet s’appelait Hosting Bass effectivement. A l’époque j’ai eu la chance de faire la première partie de Gorillaz ou encore de jouer avec des mecs comme Feed Me ! Je n’ai pas continué sur cette voie à cause du monde de la bass music, outre le fait que mes parents étaient un peu contre. On n’évolue pas forcément dans un environnement très sain. Ca s’est aussi arrêté car mon genre de bass music s’est cassé la gueule.

Aujourd’hui la bass music, c’est du template, j’ai ressenti un besoin de quitter cette scène, je ne m’y reconnaissais plus. J’ai toujours cherché à pousser en termes de mélodie, le changement s’est fait de lui-même sur la fin de mon précédent projet. Et puis, je me suis fait voler mon ordinateur, ça a accéléré le processus.

Comment est né ce duo du coup ?

Nico : Ruben est excellent au Piano, nous sommes hyper complémentaires. J’avais besoin de vivre quelque chose avec quelqu’un.

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Ruben : ça fait seulement un an qu’on se connaît. Tout ça s’est fait très vite.
Nico : Sa manière de jouer live m’a séduite. J’ai voulu lui apporter quelque chose et aussi qu’il m’apporte de son côté sa vision des choses.
Ruben : C’est vrai que nous formons la paire, rien qu’au niveu des personnalités : Nico est plus expansif, tandis que je suis plus réservé.

Vous faites quoi en attendant de pouvoir vivre de votre passion ?

Nico : J’ai une formation d’éducateur sportif, via un parcours mise en place par le ministère des sports
Ruben : Je suis titulaire d’un BTS Commerce. Sinon je fais péter à fond l’album de Mura Masa à la FNAC

Je vous propose à boire, des breuvages excellents, et vous refusez pieusement … Il est où votre problème ?

Nico : Je vais avoir 25 ans, et déjà je ne tiens plus trop
Ruben : Avec des potes on se faisait des mercredimanches à l’ancienne !
Nico : C’est scandaleux, je fais une soirée bien arrosée et je suis froissé pendant un temps, direct …

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Pourquoi Pogo x Pogo ? Ca va ensemble comme Netflix & Chill ?

Ruben : Je tiens à préciser que ça n’aucun rapport avec le métal. Pogo, c’est un mot que j’ai vu sur un gros Jukebox en soirée, avec une belle typo : j’ai trouvé ça ouf alors je l’ai gardé en mémoire.
Nico : Pogo, c’est surtout une track de fou !
Ruben : D’ailleurs Digitalism n’ont pas eu le rayonnement populaire qu’ils méritent. Ce n’est que mon avis, mais je trouve cela bien dommage.

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Un petit conseil, pour un nouveau producteur qui veut se lancer dans la musique électronique ?

Pogo x Pogo : Fais ce que tu aimes. Si tu ne suis pas ça, tu ne feras jamais quelque chose de qualitatif. C’est ce qui fera ta patte et ta personnalité musicale

Merci les gars d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.
Allez, ciao !

Pour être au fait par rapport à leur Bromance
https://www.facebook.com/pogoxpogo/?fref=ts

Si tu veux pogoter calmement



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Maynard
Sapologue de la rime. Mijoteur de tendances. Ouïe fine-Wifi




 
 

 
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