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Interview

12 décembre 2016

Rencontre avec le duo « REFLEX »

Artiste : Reflex
Album : Lucid Dreams
Date de sortie : 28 oct. 2016
Disponible sur : iTunes

Salut mes chimistes ! Alors ce petit début de grisaille vous le vivez comment ? Moi perso je kiffe ça mais bon, je sais que pas mal de petites tête de cul sont en mode « haaaaan je déprime, miss you sunliiiiight…… All around me are famil…» bref, tonton Roro vous apporte une petite solution pour vous éviter la déprime. Pour cette nouvelle aventure mes coéquipiers chimistes et moi-même sommes partis à la rencontre d’un petit duo parisien très prometteur.
REFLEX.
Tout d’abord nous tenions à les remercier pour leurs réponses supers intéressantes et construites, ça fait du bien quand un groupe se prends si bien au jeu ! Bref. Les REFLEX c’est quoi ? C’est un très bon mélange entre la maitrise d’André qui balance de belles vibes indie/électro pop et la voix angélique de Ludmila qui apporte définitivement un plus au tout. Résumer leur univers en un seul mot ? « Classe ». On a donc parler avec eux de leurs live set, techniques de compo et de leur dernier EP que je vous conseille très fortement de glisser dans vos écouteurs pendant la lecture de cette petite interview…

INTERVIEW

– Salut les Reflex comment ça va ?

Salut Robin, ça va super bien, et toi ? ️

 

– Bon déjà, on va passer par la case « petite-question-redondante » mais c’est quand même important pour un public qui ne vous connait pas. Ça fait combien de temps que vous vous connaissez et que bossez ensemble tous les deux ?

Ludmila : On a démarré le projet en 2012 avec la sortie de ‘Wavering’ sur le label de Jerry Bouthier, avant on faisait quelques titres et mixtapes vite fait. À la base je composais juste des mélos, André a eu plusieurs projets solides, ça fait très longtemps qu’il compose. Clairement, ça n’aurait peut-être pas fonctionné de la même manière sans lui vu qu’il maîtrise parfaitement toute la partie technique !

 

– Rentrons dans le vif du sujet. On ne va pas se le cacher : pas mal d’artistes se lancent dans la production « Deep House/ Indie ». Selon vous, qu’est ce qui vous permet de sortir du lot et ainsi attirer l’attention de beaucoup de monde ?

Lud : Aujourd’hui tu peux très bien faire de la musique cool et rester chez toi parce que tu n’as pas assez d’expo, personne n’est à l’abri de ça. Il faut rester sincère dans la démarche, créer non pas pour devenir célèbre ou avoir de l’argent, mais échanger quelque chose de ‘vrai’, partager. Tout ce qui est fait avec sincérité a plus de chance d’être repéré je pense.
Que ce soit en live ou en set, on essaye au max d’être proches des gens, complices avec le public.

André : Evidemment, on est influencés par tout ce qui sort puisqu’on écoute beaucoup de tracks en permanence, mais avant tout on fait la musique qu’on aime, en lançant des idées perso ou des choix différents de ce qu’on peut entendre, sans forcément vouloir avoir à tout prix une étiquette… à part peut être celle d’être ‘french’.
Si tu regardes bien, on n’est pas si nombreux. Il y a beaucoup de petits artistes qui, quelque soit le style, font un track ou deux et laissent vite tomber. Il faut s’accrocher et travailler avec passion surtout.

REFLEX – Wavering ( Continental, Kitsuné, Hollister ) from REFLEX on Vimeo.

– J’ai vu que vous aviez fait une collab avec « Hollister » et qu’un de vos sons est passé à Roland Garros et sur Canal +. Vous avez ressenti les effets de ce beau « coup de pub » ?

Lud : Oui ! Hollister avait fait une playlist summer de 10 titres pour le monde entier, nous incluant aux côtés de Two Doors Cinema Club, Citizens!, Goldroom, Gigamesh, Plastic Plates… donc forcément quand ton projet est récent ça donne un coup de boost !
Être un élément du générique d’une émission présentée par Daphné Bürki sur Canal + nous également donné beaucoup de visibilité. C’était la surprise totale : quelques jours avant de découvrir cela, je me suis demandé si je devais vraiment continuer la musique, je n’avais pas les idées claires… et là, je découvre qu’ils ont pris un de nos remix comme jingle !

Pareil pour Roland Garros, on ne savait rien et on a reçu des textos de potes, mais aussi de nombreux messages de personnes du public qui nous ont shazamé. Middle a été le premier a nous prévenir d’ailleurs 😉 C’était le générique pour toutes les remises de coupes ! Humainement, c’est vraiment touchant, quand tu te dis qu’un de tes titres a été choisi en hymne pour ce moment plein d’émotions, c’est que le message est passé. Notre motivation, c’est le partage. Ce qui nous est arrivé, c’est aussi un message d’encouragement pour tous les artistes indés !

 

– On est avec vous aujourd’hui pour parler tout spécialement de votre dernier album « Lucid Dreams ». Est ce que vous pouvez nous rappeler le concept de « rêves lucides » et par la même occasion l’origine de ce nom ?

Lud : Il t’es sûrement déjà arrivé de te réveiller en plein super rêve, de te dire « ah non je veux savoir la suite », et d’y parvenir en te rendormant.. ou bien de modifier un cauchemar en quelque chose de plus paisible.
Les rêves lucides, c’est pareil mais à un stade plus poussé : tu prends conscience dans ton rêve du fait que tu es justement en train de rêver, et selon ton niveau de maitrise, tu peux absolument faire ce que tu veux pendant un certain laps de temps – la notion de temps étant totalement déformée dans un rêve, il faut savoir saisir l’instant ! Pour faire simple : certains choisissent de ‘faire du sexe’, d’autres de s’envoler, expérimenter tout et n’importe quoi. Je fais de la musique dans les rêves. Tout l’album a été composé grâce à ça !

 

– Ça vous est donc déjà arrivé d’en faire ??

Lud : Oui j’en fais 3-4 fois par semaine ! Et j’encourage tout le monde à essayer puisque apparemment ça peut s’apprendre ! J’en fais depuis que je suis toute petite, c’est l’une des meilleures expériences à connaître dans la vie ! Attention aux sites ésotériques qui s’emparent du sujet juste parce que c’est vachement méconnu.
Il n’y a rien de sectaire là-dedans. Dans quelques années on comprendra mieux comment ça fonctionne et en quoi ça peut nous être utile, des chercheurs se penchent sur ce sujet.

André : Jamais testé mais j’aimerais bien !

– Après quelques écoutes on comprend que la quasi totalité de l’album tourne autour d’une histoire d’amour, rien qu’à suivre l’enchainement des tracks on perçoit comme une détérioration dans l’histoire de ce couple jusqu’à la rupture. Je me trompe ? Si oui, qu’elle a été l’inspiration première ?

Lud : Alors, c’était pas du tout le but initial, mais pourquoi pas. En fait on laisse libre court à l’imagination de chacun. Tout peut avoir un sens différent dans les textes, mais ils ont tous un lien avec quelque chose d’onirique.
Par exemple, le Polyamour fait passer le message que 90% de la population est polygame, c’est la Nature, qu’on le veuille ou non. Dans ce titre il y a peu de mots, ça représente l’inconscient qui parle (un clip est à venir !).

Le Foreign Love est en fait une critique de la société / un appel à ouvrir les yeux sur le monde, la grandeur de l’Univers, inspiré par la découverte du « Laniakea » – je vous laisse googler ça, le message est super pacifique !

Le Choices est inspiré par ce qu’on peut tous vivre un jour : revoir très longtemps après, par hasard, quelqu’un qu’on a aimé, sans qu’il n’y ait eu de suite dans la relation à cause de la phobie de l’engagement, et imaginer tout ce qui aurait pu se passer.

Le Final Level est une geekerie, en fait quand j’étais gamine j’avais peu d’accès à la musique et une de mes seules échappatoires était de me plonger dans les musiques de jeux vidéos. C’est aussi une sorte de clin d’oeil à la culture japonaise qui est fascinante.

 

– On remarque que vous ne faites pas souvent (voire jamais) de collaborations avec d’autres artistes ? C’est un choix ? Vous préférez être les seuls « maitres » de vos projets ?

Lud : Oups, mais si mais si ! On est totalement ouverts aux collabs ! On en a fait déjà fait et eu pleins de remixes, Pat Lok, Punks Jump Up, Oxford, Bufi, Black Strobe, Juveniles, Shindu, Autoreverse, les Japonais Boys Get Hurt, Give Me Wallets, Colour Vision à L.A, les Australiens Strange Talk etc. L’été dernier, Clarens et Middle nous ont fait de super remixes du ‘Choices’, et un remix de Dj Cam arrive pour 2017.

 

– Une anecdote marrante qui vous revient lors de la composition et de l’enregistrement de l’album ?

Lud : Toujours ce délire de rêves lucides, je raconte plus haut que je compose dans les rêves, en fait la musique « apparaît » ( si, si.. ), et je me fais mal, dans le rêve, pour pouvoir me réveiller au plus vite sinon je risque de perdre le fil et de tout oublier.
Il ne me reste alors plus qu’à enregistrer en chantant à l’arrache chaque piste dans le dictaphone de mon smartphone, pour retenir l’idée et la développer plus tard en studio.
En gros, si t’écoutes les versions démo de l’album, c’est assez drôle… imagine qu’on te réveille en pleine nuit, à 4 heures du mat, et tu dois chanter direct mais pas trop fort. Ça fait parfois un peu chanson de type bourré !

– On remarque également que coté lives, vous ne chômez pas. Asie, USA et j’en passe, on peut dire que vous êtes assez hyperactifs. Qu’est ce qui vous a amené à tourner si loin et dans tant de pays différents ?

Lud : C’est un peu le hasard, et on ne va pas s’en plaindre ! Depuis le début, le projet a plus été remarqué à l’étranger. Le milieu de la musique est assez fou, tu peux venir de nul part et découvrir le monde en un rien de temps, pour peu que tes titres soient écoutés !

 

–  Le meilleur souvenir qui vous reste d’un de vos concert à l’étranger ?

André : A Jakarta, et au Vietnam, on jouait sur les émotions et les gens ont pleuré sur le rappel ! Pleuré de bonheur je te rassure ! C’était très très émouvant, ce sont des moments intenses.

Lud : Au Japon, les salary mens qui viennent danser direct après le taf, en petits groupes tous en costards cravate. C’est très mignon et typiquement japonais ce genre de contraste !

 

– Une destination qui vous brancherait vraiment ?

Lud : On souhaiterais retourner au Japon et Hawaii le plus vite possible ! Sinon, j’aimerais aller dans les pays où l’on peut voir des aurores boréales – Laponie suédoise, Norvège etc. Ça me tente à fond. Et voir le Salar d’Uyuni, le désert de sel très graphique en Bolivie, ça ressemble à un rêve lucide !

André : Pareil, et New York : j’ai hâte d’y retourner. J’adore cette ville où tout le monde vit avec et pour la musique. Ou une destination totalement improbable genre île de Socotra pour les paysages incroyables, mais ça c’est pas faisable.

 

– Et pour finir, si Philippe Etchebest était derrière vous en cuisine en train de vous mettre une pression monstre et que vous disposiez de 30 minutes pour lui préparer un petit plat gourmand croquant, sinon c’est la tarte bien viril signé papa ours derrière les oreilles, vous lui prépareriez quoi ?

André : Haha, des lasagnes épinards saumon, tout le monde est unanime là-dessus !

Lud : Wow, j’aurais un zéro sur 20. Des pâtes natures sans beurre ? Non sérieusement, je connais quelques recettes de famille, mais je déteste cuisiner. En plus, je ne mange quasi que des aliments frais non transformés, genre de la salade / tomates. Je suis devenue végétarienne du jour au lendemain, il y a 7 ans, suite à un traumatisme d’avoir été mise en appétit par un chien laqué sans le savoir ( ! ), et j’évite au maximum laitages et oeufs. C’est extrême je sais, mais je ne milite pas, chacun fait comme il le sent avec sa propre sensibilité !

 

– Merci les Reflex pour ces réponses et bonne chance pour la suite !

Merci à toi c’était très cool !



About the Author

Robin
Maitrise l'art ancestrale du Kamehameha // robin@the-chemistry.net




 
 

 

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