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6 février 2017

Rencontre avec Nicolas Reverdito, directeur de HIP OPsession

Après vous avoir présenté le festival HIP OPsession et sa programmation la semaine dernière, The Chemistry part à la rencontre de Nicolas Reverdito de chez Pick Up Production pour vous présenter les coulisses et anecdotes de l’évènement le plus Hip-Hop de l’année.

Programmation Hip OpSession

Hip OpSession // FacebookSite
Pick Up Prod // FacebookSite

Salut Nicolas, peux-tu te présenter rapidement ?

Salut, je suis Nicolas Reverdito, directeur du festival HIP OPsession. Je m’occupe également de l’association Pick Up Prod, c’est le 18ème festival que j’organise, dont 13 éditions de HIP OPsession… Je suis également papa de deux enfants !

En voyant toute votre programmation, on se demande pourquoi mettre autant l’accent sur l’accessibilité (démarche que l’on admire beaucoup) ?

C’est vraiment important pour moi car avant j’étais directeur de MJC (Maison des Jeunes et de la Culture). Avant tout, on parle surtout de valeurs de base (personnel), du fait que j’étais directeur de quartier, je rencontrais des jeunes qui n’avaient pas forcément les moyens.
On peut aussi évoquer la politique de l’agglomération nantaise, qui mise beaucoup sur la culture et cherche à la rendre vraiment accessible à tous, notamment grâce à la carte blanche, pour ceux qui n’ont pas beaucoup de moyens. Nantes, qui regorge d’associations et de projets, met en effet beaucoup de choses en place pour ce public là.

À l’époque, nous avions rencontré une artiste chansigne, Laety Tual qui nous avait expliqué que les mal-entendants sont sensible au hip-hop pour une raison particulière : il y a beaucoup de basses et donc, ils le ressente la musique beaucoup plus. Suite à cette découverte, il était encore plus évident pour nous de trouver des solutions pour permettre à ces personnes de venir.

Faisons un petit retour en 2005 ! Est-ce que tu t’es imaginé un jour en arriver là où vous êtes aujourd’hui ?

En toute franchise c’était notre objectif ! Même si bien-sûr on ne pouvait pas imaginer en arriver là, c’était notre réflexion de départ. J’avais déjà de l’expérience derrière moi et nous nous étions fixés de vrais objectifs dès le départ. Nous avons surtout réfléchi sur le développement d’une structure viable et qui puisse perdurer.

Parle-nous de vos débuts, des premières éditions ?

La première édition s’est passée surtout dans la douleur (rires). Elle était surtout orientée danse avec deux/trois concerts dans des petits bars. Je m’en occupais tout seul : j’avais simplement engagé un régisseur pour toute la partie technique. Pour la petite anecdote, j’avais fait des encarts publicitaires et j’avais oublié de mettre les dates et le nom de la ville où se situait le festival ! Pas évident, mais un bon souvenir malgré tout de cette période.

Douze ans après, quelle est ton meilleur souvenir ?

C’est avec un artiste qui revient cette année ! C’était en 2009 avec Jeru The Damaja. Concours de circonstance, il avait eu un concert annulé et il était venu trois jours avant sur Nantes. On avait sympathisé, et il avait participé à la vente de la billetterie de son concert avec moi et il disait à toutes les filles « I am Ja Rules » ! Un excellent moment dont je me souviendrai.

D’après toi, qu’est-ce qui fait que vous avez réussi à vous démarquer autant des autres festivals ?

Principalement la réflexion de départ : on a réfléchi immédiatement à un projet sérieux, accessible pour tous, tout en pensant à son fonctionnement économique, son engagement. C’était important pour nous de pouvoir allier des artistes locaux comme internationaux.
Pour nous, l’important était d’avoir un festival qui ait du sens. Nous n’étions pas dans la recherche d’un festival qui brille mais vraiment dans une recherche de produire un festival avec un sens profond. Nous avons su également travailler avec la Ville sur la façon de rendre le projet concrètement accessible à tous.

Comment vous y êtes-vous pris pour convaincre des artistes aussi importants à prendre part au HIP OPsession ?

Faire venir des artistes n’est pas le plus compliqué !

Ah bon?

Si tu paies, ils viennent ! (rires) Je ne considère pas que nous ayons vraiment des têtes d’affiche. Tous les artistes sont important, mais nous sommes plutôt sur une programmation pointue, et ensuite c’est souvent des concours de circonstances.

As-tu rencontré des artistes ayant l’ego surdimensionné ?

Non jamais, on fait juste attention à ne pas mettre à côté deux artistes qui ne se supportent pas !

Que souhaiterais-tu apporter aux prochaines éditions ? Des idées de développement ?

Deux points vraiment importants vont être travaillés :

  • L’identité du festival : actuellement, tous nos événements sont répartis sur plusieurs salles de la Ville et le problème est que du coup, certaines personnes participent à un événement sans savoir que cela fait partie intégrante de notre festival.
  • Ensuite, avoir une grosse tête d’affiche.

Est-ce que tu aimerais organiser le festival autre part qu’à Nantes et peut-être lui donner une envergure plus importante ?

Non, HIP OPsession est un projet de territoire. L’âme du festival est ici, c’est un projet qui ne peut pas s’implanter ailleurs du fait de notre collaboration avec Nantes tant sur l’accessibilité que sur la façon dont la Ville gère son patrimoine culturel. Tu ne peux vraiment pas le délocaliser !
On fait malgré tout des évènements hors festival : comme les 10 ans avec une soirée à la Bellevilloise à Paris et également des soirées sur la région Pays de la loire en amont du festival.

Une tête d’affiche que tu rêves secrètement d’avoir (sauf les morts…) ?

Kendrick Lamar mais j’avoue que j’aurais aimé avoir les Beastie Boys.

Quels sont les morceaux/artistes que tu écoutes en « scred » et sont un peu dossier ?

Soprano (avec mes enfants, ils sont fans) et France Gall parce que c’est de ma génération…

Que penses-tu de l’éternel débat : le rap c’était mieux avant ?

Le débat était fondé il y a quelques années. Dans les années 2000, il y avait un vrai manque de créativité mais le rap d’aujourd’hui n’a vraiment rien à envier à celui d’avant. D’ailleurs, je n’ai pas fait un festival avec juste ce que moi je kiffe. Chacun propose vraiment des artistes variés, ce qui nous permet d’avoir une programmation assez large.

Quelque chose à ajouter?

Gros big up à Pick Up Prod ! Je voulais vraiment les remercier pour tout ce qu’ils font, c’est grâce à eux qu’on a la possibilité de réaliser un projet de cette envergure qui a du sens. Je remercie les administrateurs qui sont vraiment un soutien énorme. Merci également aux nombreux bénévoles (plus d’une centaine), à toutes les personnes qui travaillent en amont sur la communication et la programmation ! Il me tient vraiment à coeur de remercier tout le monde.



About the Author

Marlène Daisy
Créatrice. Promos - Partenariats: daisy@the-chemistry.net




 
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