Album : Ufabulum
Label : Warp
Date de sortie : 14 Mai 2012
Disponible sur : Warp
Tom Jenkinson, alias Squarepusher, c’est un peu l’enfant terrible de l’électronica curieuse et inventive. En plus d’avoir créé son label MEN Records avec Aphex Twin, il signe très tôt (1995) chez Warp chez qui il va se forger sa réputation et bâtir la reconnaissance du label de Flying Lotus ou Jamie Lidell. Fort d’une formation jazz, le producteur nous avait impressionné tout au long de ses maxis et LP notamment avec Go Plastic et Ultravisitor.
Cependant, cela fait depuis quelques temps que le travail de Squarepusher n’excite plus nos méninges. Depuis Ultravisitor, on peut dire que l’artiste est allé de déception en déception (le maxi chez Ed Banger notamment avec le projet Shobaleader One) en s’éloignant de son style habituel, entre IDM bien léché et mélodies agressives. Pourtant depuis que Tom Jenkinsona publié le premier extrait Dark Steering de son nouvel album, on pensait que ce dernier effectuait un véritable retour en force, avec un projet liveshow lumières et sons époustouflant qui supposait être le support parfait d’une musique scientifique produite à la perfection. Que donne alors en définitif ce Ufabulum ?
On y est. L’excitation est à son comble. On lance le premier titre 4001. Rythme drum’n’bass et mélodie flippante, le morceau est excellent et on est impatient de passer à la suite des festivités… Avant de découvrir la suite du repas. Synthés MegaGrive insupportable (Unreal Square, Stadium Ice), faux morceaux d’ambient clichés (Red In Blue), ou véritables expérimentations à deux doigts de faire saigner nos oreilles (The Metallurgist), Ufabulum s’annonce être la plus grosse déception de cette année 2012. Il est vrai que l’on trouve tout de même de belles mélodies et des morceaux bien taillés tel Energy Wizard et le morceau de conclusion Ecstatic Shock mais l’indigestion reste la sensation qui nous reste à la fin de l’écoute.
N’est pas Aphex Twin qui veut. C’est la leçon que devrait tirer Squarepusher après ce Ufabulum à l’allure d’électro-marteau-piqueur et d’oeuvre bourrative. Trop d’idées se bousculent pour déboucher sur un vide musical sidérant. En conclusion : deux aspirines et au lit.













